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“patapon“ pourrait être le met exotique et raffiné qui changera à la fois, au moins pendant un temps, le régime routinier des joueurs invétérés et l’image que les non-joueurs se font d’un univers qu’ils méprisent par méconnaissance.
données de base – scénario
“il y a bien longtemps, les anciens patapons possédaient sagesse, courage et force grâce au tambour du tout-puissant, le tambour des miracles. guidés par le tout-puissant, les anciens patapons s’aventurèrent à earthend, pour le retrouver. pour les puissants patapons, nul ennemi n’était de taille, nul trésor inaccessible et aucune terre hors de portée. Les anciens se battirent avec courage et firent naître une légende qui traversa les âges. mais, aujourd’hui, les patapons sont bien loin de leur gloire passée… ” dans ce contexte de déclin, il s’agira pour le joueur acceptant de se voir confier le maniement du saint tambour – et le titre grandiloquent de tout-puissant – de mener, par la force contrôlée du rythme, le petit peuple déchu vers earthend, le bout du monde, sa terre promise. A coups de « pata-pata-pata-pon » (carré, carré, carré, rond) pour avancer et de « pon-pon-pata-pon » (rond, rond, carré, rond) pour attaquer, il s’agira de chasser des sortes d’autruches (motitis) et de bisons (kacheeks) dans la plaine, de récupérer armes, minerais et pouvoirs pour donner naissance à de nouveaux guerriers (et ressusciter ceux tombés au combat) et d’ainsi reconstituer et renforcer son armée ; tout en bravant les éléments météorologiques et affronter les zigotons – ennemis jurés de toujours – et les monstres de plus en plus coriaces qui habitent les différentes contrées que recense la carte du monde des patapons (ruines de knell, marais de sitoto, gorges de manten… ).
le pouvoir de stylisation :
choix, simplicité et suggestion
en cohérence avec les données de départ limitées du jeu (une grammaire à deux verbes – avancer / attaquer – et à deux combinaisons rythmiques), le premier point fort de patapon, aussi en ce qui concerne son imaginaire et son imagerie, réside d’abord dans une certaine simplicité. une simplicité bien réfléchie, bourrée de finesse et d’intelligence, où le mot d’ordre, sans doute spontané et implicite, semble avoir été de tourner le dos au réalisme et à la surenchère de détails superflus, au profit du choix d’un petit nombre d’éléments – mais d’un petit nombre d’éléments travaillés, avec une véritable dévotion d’orfèvre, pour en faire étinceler au maximum le pouvoir évocateur. comme une nouvelle variante du credo “less is more” de l’architecte moderniste mies van der rohe.
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suite de mon article sur le site de la médiathèque…
lien 1 ['Rolitoland', le site du designer français Rolito]
lien 2 [toutes les vidéos Patapon sur y**t**]
lien 3 [site de fan(s) – en anglais]
lien 4 [fin du jeu !! – à ne regarder qu'en connaissance de cause!! ]
