
pierre étaix dans “yoyo”… de pierre étaix (1964)
photo: © capac
soirée d’hommage à pierre étaix
en présence de…
pierre étaix (fra)
mardi 18 novembre – 20h – théâtre de la toison d’or
si vous n’êtes pas très cinéphile ou que vous avez moins de trente ou trente-cinq ans, il n’est pas impossible que vous ne connaissiez pas pierre étaix… ce n’est pas trop votre faute: ses films (vu qu’il s’agit – entre plein d’autres choses – d’un homme de cinéma) sont quasiment invisibles depuis pas mal d’années pour une série de raisons un peu techniques (nécessité d’en restaurer les copies) et surtout juridiques (un imbroglio assez compliqué aux conséquences très simples: celui qui a fait que ces films – ses films – sont des petits bijoux, trop méconnus, du cinéma français plutôt que de la pellicule au mètre n’a plus les droits sur ses propres créations… et les droits sont pour le moment détenus par des gens qui ne semblent pas très pressés de rendre lesdits films projetables, donc visibles, donc à nouveau vivants).
mais reprenons… pierre étaix est né le 23 novembre 1928 à roanne. il a encore septante-neuf ans ; dans une semaine il sera octogénaire. il a débuté dans l’artisanat et les arts plastiques (graphisme, initiation au vitrail par un maître-verrier… ). quand il monte à paris, il combinera des boulots d’affichiste et d’illustrateur avec ses débuts dans le monde du spectacle (music-hall, cabarets, clown au cirque… ). en 1954, il rencontre jacques tati avec lequel il travaille comme gagman, dessinateur et assistant-réalisateur sur “mon oncle“. en 1959, il joue le rôle du second complice du “pickpocket” de bresson. en 1960, il participe à la version spectacle (sur la scène de l’olympia) de “jour de fête“. dans la foulée – et toujours irrigué par un amour immodéré du burlesque et du slapstick qui remonte d’un côté au spectacle vivant, aux planches, à la piste, et de l’autre au cinéma muet de keaton ou langdon – il tourne ses deux premiers courts métrages (“rupture” et “heureux anniversaire”, oscar du court en 1963) et… ses deux premiers longs (“le soupirant” en 1962 et “yoyo” en 1964)… au début des années septante, il tourne pour fellini (“les clowns“, bien sûr) et pour son ami et admirateur jerry lewis (“the day the clown cried”… encore!) et il fonde… l’école nationale du cirque…
il suffit de voir dans les liens ci-dessous comment, dans “l’affaire” récente concernant les droits de ses films, pierre étaix contre-attaque dans la poésie, la finesse, le clin d’œil, la retenue, l’humour, le style, la douceur pour y reconnaître les traces de sa personnalité profonde et donc – logiquement – les atouts de son cinéma.
demain soir, pierre étaix sera entouré de films burlesques de ses pères ou grands-pères spirituels ainsi que d’invités, surprises ou annoncés – parmi lesquels ceux qui dans le cinéma belge (voire francophone) peuvent le plus clairement se revendiquer de son burlesque héritage: fiona gordon et dominique abel.
merci à véronique navarre et nicolas crousse du “soir” pour l’organisation de la soirée
et à jean-charles tatum pour le “tam-tam militant”.
lien 1 [évocation de "l'affaire des droits" – avec réaction de l'autre partie – sur le blog de serge toubiana]
lien 1bis [même source: développements récents (le procès)]
lien 2 [le point de vue de pierre étaix, interviewé par téléphone par france culture]
lien 3 [pierre étaix et jean-claude carrière répondent… par un sketch/court métrage]
lien 4 [quelques images de la copies restaurée de "yoyo" lors de sa présentation d'un seul soir à la cinémathèque française]
lien 5 [lesfilmsdetaix, site de soutien]

Ce qui est intéressant c’est que burlesque a deux sens, selon qu’on prenne le français que tu décris un peu ici ou qu’on prenne l’anglais (http://en.wikipedia.org/wiki/Burlesque) qui est un phénomène plutôt féminin et qui vit un revival actuellement dont on ne parle quasi pas ici (à part quand Dita Von Teese vient pour une soirée organisée par Cointreau !).
Burlesque, la décision de justice : “Pierre Etaix débouté”
Le Tribunal de grande instance de Paris a rejeté, le 28 novembre, la demande formée par Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière, co-auteurs de quatre films réalisés par le premier, de ” restaurer et d’exploiter non commercialement ” ceux-ci ainsi qu’un cinquième, signé par M. Etaix seul.
Le juge, affirme qu’il ne peut donner aux auteurs une telle autorisation, alors qu’un conflit oppose le tandem Etaix-Carrière à la société Gavroche Productions, qui possède les droits sur les films. L’affaire a été renvoyée à l’audience du 12 décembre, durant laquelle elle pourrait être jointe à un autre dossier opposant Gavroche Productions à la Fondation Groupama GAN pour le cinéma. M. Carrière et M. Etaix ont débuté une action en justice en 2007 pour contester le contrat de cession de droits de leurs films, détenu par Gavroche Productions. – (AFP.)
merci pour ces nouvelles (même si elles ne sont pas très bonnes). on touche du bois (de la barre de tribunal en vieux chêne par ex.) pour le 12/12…
sinon, je suis entre-temps devenu un visiteur et lecteur régulier de ‘ ilestcinqheures ‘…!!
Désolé de jouer les oiseaux de mauvais augures ! Je suis ravi que vous soyez devenu un visiteur régulier de Il est cinq heures, jeune blog encore hésitant mais ambitieux ! Je suis devenu pour ma part un lecteur assidu de votre blog-médiathèque au contenu réjouissant.
Mes périgrinations bloguesques m’ont amené ici (http://susauvieuxmonde.canalblog.com/) où l’on parle de Pierre Etaix également…
Bien à vous.
Bonne nouvelle :
http://www.lesoir.be/channels/cinema/2009-06-26/pierre-etaix-recouvre-droits-sur-cinq-films-714763.shtml
yo! ou plutôt… yo-yo!
c’est via toi breckes que j’ai appris la bonne nouvelle!