
un de mes disques préférés de 2007 dans ma pochette préférée de 2007: “pebbles” de pumice – en bas, son petit attirail sonore photographié par tweekpeethoz ©
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préliminaires étymologiques: “outnumbered by sheep” > voir ci-dessous en intro du premier billet de ce petit feuilleton…
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le concert de michael morley au bozar est derrière nous – mais on s’en souviendra longtemps. les absents – qui cette fois-ci donnaient raison au dicton qui veut qu’ils aient toujours tort – se rattraperont avec le concert du 27 juin à la zaal belgië de hasselt. mais comme la mise en évidence d’environ deux cent disques néo-zélandais continue à la médiathèque du passage44, mon petit feuilleton se poursuit lui-aussi…
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je ne sais pas en ce qui vous concerne, mais personnellement, je me souviens très souvent de comment – par qui / via quel “passeur” – j’ai découvert les films ou les disques qui comptent désormais fort pour moi. en ce qui concerne pumice (le mot désigne en anglais la ‘pierre ponce’ et sert, depuis le début des années nonante, de pseudonyme au projet solo de stefan [geoffrey] neville), je me souviens très clairement que c’est via un e-mail de mon ami emmanuel de paris – qui avait lui-même découvert sa musique en concert à la miroiterie début 2008 – que je m’étais mis à m’y intéresser:
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“hier soir, à la même affiche que los llamarada (pas mal du tout mais pas aussi bien que je l’espérais), il y avait un néo-zélandais programmé à la dernière minute, pumice. c’était très bien, du rock lo-fi sur une guitare bricolée avec plein de distorsion (il utilise des
cassettes) – plus proche de peter jefferies que de chris knox.
tu connais sans doute, et tu l’as peut-être vu ces jours ci (il est en tournée européenne en ce moment)“
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emmanuel a raison de parler de ‘lo-fi‘: ces quatre lettres qui en tant que diminutif de ‘low fidelity’ (en opposition à hi-fi / high fidelity) désignent, en tout cas depuis le premier tiers des années nonante, 1°/ un style musical (conception limitative et dérivant souvent vite vers le péjoratif) ou 2°/ une attitude vis-à-vis non seulement du son mais de l’acte musical en général (approche évidemment plus ouverte et plus intéressante). comme avec tout mouvement de libération (ne fût-il ici que sonore ou musical), le balancier de l’histoire est revenu comme un méchant coup de matraque de la part de quelques tristes critiques musicaux toujours plus prompts à classer les formes d’expressions dans des boites qu’à s’intéresser à ce qui en dépasse, déborde ou s’en évade, à ce qui est en porte-à-faux… un vision étriquée qui préfère cacher ce que l’attitude lo-fi (privilégier l’urgence et la vibration à une supposée perfection technique aussi vaine que stérile) a pu générer de petites perles étonnantes et singulières et de liberté de création loin des diktats de modes de production plus lourds et coûteux de la musique.
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liberté… rien que sur “pebbles” p.ex., stefan neville/pumice alterne des instrumentaux saturés et enlevés, d’autres morceaux ‘rock’ chantés, des comptines lentes et susurrées ou de longues plages bourdonnantes à l’harmonium (les huit minutes trente secondes de spike/spear)… un mariage des opposés et des contraires que, lors de la même tournée européenne de février 2008, la cave12 de genève décrivait par ce petit slogan rigolo: “one man band broken pop: (…) la lutte entre couler et nager, avaler de l’eau et aller aux toilettes…“
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chouette ‘hasard’ [quand deux 'one man band' se rencontrent…]: en cherchant sur y**t*** des vidéos de pumice je suis tombé sur un extrait de session pour la radio wfmu en duo avec… mudboy, le ‘doctor of experimental organomics‘ de providence, rhode island. or, mudboy joue justement demain lundi à schaerbeek pour fêter la sortie de “music for any speed”, son nouveau sept pouces vinyl sur le label bruxellois lexi disques:
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mudboy (usa) ~ hyena (usa) ~ head of wantastiquet (usa-bel)
+ dj stoemp guerilla (bel)
lundi 15 juin – 20h30 – café ‘t kan gi kwoet (ex-café ‘de student’)
76 rue des palais – 1030 schaerbeek – [sûrement pas cher]
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> session radio de mudboy sur wfmu (encore!) en juin 2008
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par ailleurs, tant pumice (clic) que mudboy (clic) sont aussi dessinateurs: on aurait pu passer eur musique lors des 24h bd / 24h radio d’il y a quelques semaines sur radio campus…
