
(ustad) ali akbar khan, son sarod sur une pochette de lp d’époque et l’affiche de « devi » de s. ray
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il y a une semaine, le 18 juin dernier, ‘ustad’ [= titre honorifique] ali akbar khan, maître indien du sarod est mort à l’âge de quatre-vingt sept ans à san francisco. là-même où, dans les années septante, cet ami d’enfance de ravi shankar avait fait construire une fondation pour e.a. y donner des leçons de musique.
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en 1960, satyajit ray lui avait commandé la musique pour ce qui demeure aujourd’hui un de mes films préférés du cinéaste : « devi » [la déesse]. et, tout récemment, wes anderson inclut une - ou plusieurs – de ses compositions – aux côtés e.a. de morceaux de satyajit ray lui-même, de ravi shankar… ou des kinks… – dans la bande-son « the darjeeling limited ».
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j’ignorais par contre totalement qu’avant-même « devi », ali akbar khan avait signé la musique pour un court métrage documentaire d’un james ivory encore débutant (« the sword and the flute » en 1959) et – surtout ! – pour « ajantrik » [l’homme-auto] en 1958, un des films de mon cinéaste bengali préféré ritwik ghatak ! [avant de s’occuper lui-même de la musique pour « raison, discussion et un conte » (1974), ghatak fit appel, pour « subarnarekha » (1962) et « la rivière titash » (1973) à bahadur khan (1931-1989), également joueur de sarod et cousin d’ali akbar khan].
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lien 1 [interview télévisée en quatre parties – sous-titrée en anglais]
lien 2 [en 1963, improvisation entre le guitariste julian bream et ali akbar khan]
lien 3 [le début – très musical – de « devi »]
