
en haut : pina bausch danse pina bausch, puis photos de « nelken » [œillets] et de « masurca fogo »
/
/
mon ami-tatum est injuste : samedi dernier, je lui apprends la bonne nouvelle de la victoire en justice de pierre étaix pour retrouver les droits sur ses films ; aujourd’hui, il m’apprend la mort de philippine bausch – mieux connue sous son nom de scène de pina bausch (27 juillet 1940 – 30 juin 2009)
/
/
autant – comme beaucoup de cinéphiles – le théâtre me laisse généralement froid, autant la danse a souvent réussi à me bouleverser. surtout quand celle-ci est la plus « pure » possible, la moins contaminée par la vidéo, les gadgets numériques, le multimédia… ou par le théâtre. sur scène, je préfère voir les corps danser qu’entendre – par voix interposées – un écrivain penser. bizarrement pourtant – vu ces aveux – ce que je connais des spectacles de danse de pina bausch me touche beaucoup alors que, justement, ils flirtent quasi toujours avec le théâtre (c’est plus qu’un hasard ou qu’un respect scrupuleux du vocabulaire allemand qui fait que la compagnie que pina bausch dirigeait depuis 1973 se nomme « tanztheater wuppertal »). mais la manière dont ces éléments théâtraux (comme un bon nombre des éléments dansés, d’ailleurs) apparaissaient, dans la genèse des spectacles, par des exercices d’improvisations, des mises en situations et des séances de questions / réponses avec les danseurs, lors des répétitions, explique sans doute en partie en quoi chez bausch théâtre et danse sont plus organiquement et moins artificiellement mêlés que chez les autres chorégraphes.
/
/
je vous tiens tout ce petit discours un peu bancal en n’ayant malheureusement jamais vu le moindre spectacle de pina bausch sur scène. tout ce que j’en connais vient de films (« un jour pina m’a demandé » de chantal akerman et « die klage der kaiserin » [la complainte de l’impératrice] de bausch elle-même) et de vidéos souvent vues dans les catacombes de beaubourg lors de la manifestation « vidéodanse ».
/
/
c’est sans doute lié à la ville de wuppertal – et à leur génération – mais quand je pense à pina bausch, je pense quasi tout de suite au regretté contrebassiste peter kowald (1944-2002). à ma connaissance, ils n’ont travaillé ensemble que sur le film [la complainte de l’impératrice] en 1989.
/
/
lien 1 [‘un jour, pina m’a demandé’ de ch. akerman – version… italienne]
lien 2 [‘die klage der kaiserin’]
lien 3 [‘the man i love’ en langue des signes dans « nelken »]
lien 4 [dominique mercy dans ‘café muller’ + interview de pina]
lien 5 [début du film ‘a coffee with pina’ de lee yanor]
‘kontakthof’ est sorti en juin 2007 chez l’arche éditeur en livre quadrilingue + dvd
on ne l’a pas à la médiathèque – je ne suis pas fier.

“petit discours un peu bancal” : pas d’accord, j’aime beaucoup la façon dont tu parles de la danse, et de Pina Bausch.
bon…
si tu le dis…
m e r c i