
le week-end dernier formait un moment pivot dans l’organisation de l’hommage conjoint que l’ancienne belgique, le musée des instruments de musique et la cinematek rendent cet automne à l’incontournable collecteur de musiques populaires alan lomax. certaines activités touchaient à leur fin, tandis que la petite programmation de films se mettait en branle… dimanche soir, l’expo de photos du voyage italien (1654-55) d’alan lomax a en effet fermé ses portes au m.i.m. ; il faudra désormais se résoudre à les regarder en plus petit format dans le livre « l’anno più felice della mia vita » [l’année la plus heureuse de ma vie] de goffredo plastino (par exemple en écoutant en même temps les disques correspondants de la même campagne italienne de collectage de lomax). dimanche, l’ancienne belgique proposait en après-midi – avant l’excellentissime concert du barde écossais alasdair roberts et la fragile apparition a capella de stephanie hladowski de scatter qui allaient suivre, en soirée – la lecture-spectacle « america over the water » de shirley collins et de son comparse acteur-danseur pip barnes. une évocation passionnante du voyage de 1959 dans les états du sud des états-unis (mississipi, arkansas, géorgie du sud… ) que la jeune chanteuse et folkloriste britannique entreprit alors avec son bienaimé mentor. dans ce cas-ci, c’est via la lecture de son livre du même titre qu’on prolongera (ou remplacera) la conférence de la dame. vendredi dernier, la même shirley collins avait déjà présenté au musée du kinéma le portrait documentaire « alan lomax the song hunter » de rogier kappers au sujet duquel j’ai déjà écrit ici (clic !).
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ce mercredi à 19h15, sera projeté dans le même cadre le documentaire « awake my soul – the story of the sacred harp ». la (/ le) « sacred harp » est une forme très ancienne de musique vocale américaine, déjà présente dans l’angleterre rurale du dix-huitième siècle – et encore bien vivante aujourd’hui. cette musique a à la fois à voir avec un système de notation musicale très particulier (des partitions en « shaped notes », notes carrées, rondes ou triangulaires lisibles aussi par des chanteurs non-initiés au solfège et à la notation savante et dominante de la musique), les différentes versions successives des recueils compilant sous cette forme plus accessible de nombreux hymnes religieux et l’organisation elle-même des séances de chant. les chanteurs y sont disposés en carré selon leur type de voix (basses, altos, ténors, sopranos) et, dans une optique participative et non hiérarchisée, chaque chanteur (sans interférence de critères d’âge, de sexe ou de compétence) devient, le temps d’une chanson, le sélectionneur du morceau interprété et le chef du chœur. avant de laisser sa place au suivant… enfin, et ce n’est pas anodin, cette musique titille aussi notre curiosité par le résultat produit : une sorte de mur du son vocal, brut dans ses harmonies et surtout très puissant (de la part des chanteurs, non calculateur dans le plein don de leurs voix).
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« awake my soul – the story of the sacred harp »
(erica hinton & matt hinton – états-unis, 2006 – angl. non s-t. – 75 min)
mercredi 13.10.09 – 19h15
cinematek – 9 rue baron horta – 1000 bruxelles – 1 / 3 eur
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une mise en évidence d’environ deux cent disques et dvd liés à alan lomax est proposée à votre curiosité à la médiathèque du passage 44 (+ 2e clic)
et
un peu de « sacred harp » dans les collections de la médiathèque…
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lien 1 [site officiel du film]
lien 2 [bande-annonce du film]
lien 3 [un morceau d’alasdair roberts]
lien 4 [une chanson de stephanie hladowski – sur l’excellente « chaine » harmonic rooms]
