
daniel higgs en concert à la salle heliogàbal de barcelone (photo – licence creative commons par astillero) et deux des dessins de l’ex-tatoueur.
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en mars 2007, quelques jours après avoir découvert daniel higgs sur scène, au dernier festival k-raa-k organisé à la zaal belgië de hasselt, j’écrivais :
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« une chaise, un micro, un banjo, une guimbarde… l’ancien chanteur de lungfish et cone of light trimballe sa longue silhouette dégingandée, sa barbe de révolutionnaire russe ou de captain achab, ses tatouages à la “nuit du chasseur” et ses sourcils plissés dans le public depuis le début de l’après-midi. impossible de le rater; son magnétisme fait de ce gars un aimant à regards (et à écoute, dès qu’il joue). sur scène, il commence par un solo de guimbarde. impressionnant. le musicien joue autant sur les silences, les intervalles que sur les sons et les notes. sa respiration, le son de l’air inspiré par sa bouche dans ses poumons, compte autant que la vibration de la petite lamelle de métal. puis, daniel higgs soumet les cordes de son banjo aux pouvoirs fascinants de son jeu serpentin, se tendant petit-à-petit vers l’avant sur sa chaise, vers le micro, pour faire claquer cette voix qui nous vrille sur place dans nos petits souliers. comme phil minton en début de journée, il fait partie de ses vieux briscards qui savent qu’un micro n’est qu’un intermédiaire, que si on ne le nourrit pas, que si on n’est pas généreux avec lui, ce n’est pas ce petit bout de métal et d’électronique qui donnera de la voix à la place du chanteur… higgs donne, donne beaucoup, même. sa voix, malgré son côté sombre et plaintif (on pense souvent aux derniers disques en date du current 93 de david tibet), vibre, retentit, palpite… le micro fait son boulot et tout ce qu’il donne arrive aux oreilles du public, le submerge… et, entre les morceaux par ses applaudissements et ses cris – et même, pendant les morceaux, par son attention médusée – le public renvoie de l’énergie vers cet homme qui, sur les planches, met en scène une condition humaine dans laquelle beaucoup se reconnaissent. grand grand moment »
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daniel higgs sera en belgique (pas de jaloux : wallonie, bruxelles, flandre) pour trois concerts ce week-end – dont un à l’occasion de la sortie du 7e numéro du bimestriel « la sélec » de la médiathèque :
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daniel higgs (usa) + ignatz (bel)
vendredi 16 octobre – 20h – la chapelle saint-roch
17-19 rue volière – liege – 6 eur
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daniel higgs (usa) + les terrils (bel)
– sortie de « la sélec » #7 et du premier album des terrils –
samedi 17 octobre – 20h30 – la compilothèque
50 quai des péniches – bruxelles – 5 eur
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daniel higgs (usa) + kattegat (bel)
zondag 18 october – 20u30 – smeraldina-rima
1 komijnstraat – gent – 5 eur
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lien 1 [une vidéo correspondant à la photo ci-dessus]
lien 2 [live devant quelques centaines de lp’s au quartier général d’ecstatic yod]
lien 3 [en concert à nantes – clin d’œil aux attentifs amis nantais]
