
yo la tengo et quelques très jeunes admiratrices devant la caméra de vincent moon
(paris – juin 2009) [clic]
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je n’ai jamais été vraiment fan de yo la tengo – plutôt une sorte de sympathisant « à distance ». je n’ai quasiment aucun de leurs disques. trois si je compte bien : un exemplaire en pas très bon état de leur cd de reprises « fakebook » (1990), leur lp « strange but true » (1998) en compagnie de jad fair (écouté deux ou trois fois, rarement jusqu’à la fin – vraiment pas ce que jad a fait de mieux) et, pièce à la fois la plus modeste et la plus précieuse de ma micro-collection, le 45t qui documente une version live à la radio de speeding motorcycle de daniel johnston chantée par lui au téléphone, depuis la maison, alors que le trio de hoboken l’accompagne depuis les studios de w.f.m.u. (east orange, new jersey).
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mon inculture en la matière fut cependant un peu soignée, à ma demande, par une amie précieuse qui, un peu avant la noël 2006, sur l’autoroute entre bruxelles et liège – en route vers un concert autrement plus noise et sauvage – me fit un petit mix rétrospectif en forme de cours de rattrapage quant à l’histoire de ce groupe quand même assez « touche-à-beaucoup » (polymorphe). elle se reconnaitra ; ce billet lui est dédié.
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en revanche, dès l’été 2006 j’ai été assez fan des « concerts à emporter » de blogotheque.net. via mon intérêt musical pour ramona cordova, jeffrey lewis, françois virot, les liars ou les dirty projectors je découvrais, assez admiratif, un boulot de « quasi-cinéma » (en vidéo) qui me touchait beaucoup. un projet qu’en novembre 2007 je résumais ainsi : « filmer en plan-séquence deux ou trois morceaux de musiciens jouant dans le “monde réel” – arrêt de bus, salon de coiffure, trottoir, wasserette… - plutôt que dans les cocons surprotégés du monde du spectacle – scènes, studios… ». aujourdhui, presque arrivée à sa centième session, la série semble avoir pris quelques libertés avec cette forme du plan-séquence (à moins que je l’aie moi-même surévaluée au départ ?), en tout cas dans les amorces et mises en situations des chansons proprement dites… mais c’est toujours une captation assez directe de ce qui se passe – ou, parfois, ne se passe pas – dans l’instant, dans les trois minutes d’une chanson, qui prime (« produire une présence » diraient dominique lohlé et guy-marc hinant). quand « ça marche », vincent moon et les siens saisissent en tout cas cette essence trop souvent négligée dans les flots de « musique filmée » qui viennent aguicher nos rétines et nos tympans : l’écoute (déjà entre les musiciens ; puis aussi de la part de passants, de quidams, d’habitants du coin, d’un public non convaincu d’avance… ).
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pour en revenir à yo la tengo, j’aime beaucoup beaucoup les trois premiers quarts de leur « concert à emporter » [ ! CLIC !] filmé en juin dernier par vincent moon et posté il y a six semaines sur la toile. paris, montmartre, la topographie, la pente, les escaliers en plein air, la rampe en métal… une plaine de jeux, des cris d’enfants qui couvrent presque la voix d’ira kaplan dans le deuxième morceau, un soleil timide, du vent dans les cheveux, des « papapa-pââ, papapa-pâââ ! » devant lesquels on ne peut que capituler… à l’image d’une georgia qui me fait de plus en plus penser à moe tucker (baguettes et voix fluette), yo la tengo vieillit bien – nettement mieux, même, que d’autres groupes historiquement ou musicalement plus importants qu’eux mais qui ne sont aujourd’hui plus à la hauteur de leur légende. la modestie et la simplicité se posent tout d’un coup comme d’excellents agents de conservation…
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yo la tengo (usa)
ce mercredi 11 novembre – 20h – het depot
12 martelarenplein – 3000 leuven – belgië – 20 / 23 eur
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yo la tengo (usa) ~ wreckless eric & amy rigby (gb/usa)
vendredi 27 novembre – 21h – fri-son
13 route de la fonderie – 1700 fribourg – suisse – 28 chf
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yo la tengo (usa)
lundi 30 novembre – 19h30 – le bataclan
50 boulevard voltaire – 75011 paris – france – 30 eur (!)
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ps1 / une dette envers yo la tengo que je n’oublierai jamais, c’est que c’est via leur album de reprises « fakebook » – et la médiation érudite de mon ami emmanuel levaufre – que je découvris une chanson que j’adore : yellow sarong de the scene is now. or, je viens de découvrir via leur « espace », qu’un label australien, lexicon devil, est en train de rééditer un à un leurs albums…
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ps2 / curiosité architecturale : à 4 minutes 42 secondes dans la deuxième partie de leur « concert à emporter », yo la tengo se retrouve à pousser la chansonnette devant la porte de la maison que l’architecte viennois adolf loos (l’auteur du manifeste « ornement et crime » en 1908) construisit en 1926 pour tristan tzara [clic1 ~ clic2]
