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Archive for the ‘beauty lies in the eyes’ Category

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tahrir

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stefano savona – 2011 – france/italie – 90’ – vo arabe st. fr
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image stefano savona son jean mallet, stefano savona montage penelope bortoluzzi production picofilms, dugong productions, rai 3 distribution picofilms

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du nom de la grande place du caire qui a été, de la fin janvier à la mi-février 2011, le point focal de l’insurrection populaire contre le président moubarak, le film nous permet d’aborder ce moment de basculement de l’histoire autrement que via les images télévisées d’alors. s’il y a, vers son milieu, une séquence nocturne saisissante, où la caméra croise les jeunes en sang qui reviennent des barricades où ils ont été défendre la place contre les snipers et les prisonniers de droit commun libérés par le pouvoir pour venir les déloger, la dominante des émotions, au fond des yeux, sur les visages, est au calme et à la détermination. tous n’ont pas les mêmes rêves pour l’avenir mais vivent bien la hantise d’un même cauchemar, qu’ils sont en train de reléguer dans le passé. [phd]
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film d’ouverture – flagey – studio 4 – vendredi 11.11 à 20h/21h

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arlt, éloïse decazes et sing sing : « yeux d’eau et yeux de terre » ? [cf. ci-dessous] encore capturés par l’objectif de la caméra de vincent moon.

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après pas mal d’e-mails échangés pour les aider à obtenir deux des quatre dates de leur mini tournée belge, très chouette rencontre « en chair et en os » (en voix et en regards) avec éloïse et sing sing de arlt ce vendredi : l’après-midi, enregistrement d’une longue émission pour un futur podcast de la médiathèque (en compagnie de fantômes et de musiques d’ivor cutler, tom zé, colleen et du codex chantilly, etc.) et, le soir, concert à la ferme du biéreau.

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concert superbe, moment magique. le côté ultra intimiste du lieu (trente personnes, blotties dans une des trois petites caves voûtées sous le corps de logis de la ferme) rend possible un concert presque acoustique : la guitare à peine soutenue d’un milli-poil d’adjuvant électrique mais les deux voix nues, sans micro. de par sa taille, sous peine de se cogner le crâne, sing sing doit plus ou moins rester dans l’axe de la voûte (ou se baisser s’il s’en écarte – comme lors de la bouleversante reprise de la chanson traditionnelle « je voudrais être mariée »). éloïse, par contre, le chant libéré du référent obligé d’un micro et de la fixité de son pied, peut à sa guise bouger autour de sing sing, s’avancer, reculer, s’agenouiller ou plutôt tendre les bras pour établir le contact avec la pierre de taille chaulée au dessus d’elle, se lover contre son homme, etc.

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suite à l’écoute (et à la vision) de leurs chansons sur internet et sur disque [cf. ci-dessous], mes attentes par rapport à mon premier concert de arlt étaient « hooggespannen » comme on dit en néerlandais (littéralement : « tendues haut », aussi comme le chapiteau d’un cirque – ou une ligne… haute tension). je n’ai pas du tout été déçu ; au contraire : la présence physique des musiciens amenait la musique encore à un tout autre niveau d’intensité. parsemé de « nouveaux morceaux » (ne se retrouvant en tout cas pas sur leur premier album la langue), le concert rendait aussi plus palpable que sur disque certains éléments liés aux textes, à la répétition, aux jeux de sonorités, à l’humour, etc. vivement le prochain album, vivement d’autres concerts en belgique.

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d’ici là, une toute dernière occasion – ce soir – de les voir à l’œuvre au cours de cette mini tournée belge :

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arlt (fr) + castus (be)
ce dimanche 19.10 – 20h
cinéclub de laveu – 45 rue des wallons – liège

 

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l’amour dans les yeux du jeune roddy mcdowall dans how green was my valley ? de john ford (1941).

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la grande rétrospective john ford (septembre 2010 – juin 2011) continue à la cinematek, avec les troisième et quatrième de ses dix fils rouges : ‘ford et la comédie’ (steamboat round the bend, tobacco road, the whole town’s talking, the brat, doctor bull, etc. ) et ‘ford, maître du western’ (faut-il vraiment citer des titres ici ? – stagecoach, my darling clementine, three godfathers, the searchers, cheyenne autumn, the man who shot liberty valance, hell bent, etc. ).


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>> une bonne occasion pour écouter une heure d’entretien avec olivier dekegel (clic !), cinéaste (gnawa, 2010), programmateur à la cinematek et admirateur amoureux et passionné tant du message humaniste que du style limpide du cinéaste.

 

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en une heure de discussion, entrecoupée de trois respirations musicales de circonstance, nous avons abordé notamment l’importance de ford dans l’édification des canons du cinéma narratif hollywoodien, la place complémentaire de la communauté et de l’individu dans sa vision du monde, ses acteurs fétiches henry fonda et john wayne, son refus obstiné du statut d’artiste, etc.

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