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Archive for the ‘images (illustration, photo, etc.)’ Category

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hangin’ in the treme
watchin’ people sashay
past my steps
by my porch
in front of my door

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church bells are ringin’
choirs are singing
while the preachers groan
and the sisters moan
in a blessed tone

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down in the treme
just me and my baby
we’re all going crazy
while jamming and having fun

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down in the treme
is me and my baby
we’re all going crazy
while jamming and having fun

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trumpet bells ringing
bass drum is swinging
as the trombone groans
and the big horn moans
and there’s a saxophone”

(…)

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les premières saisons de deux séries prestigieuses produites par la chaine payante américaine hbo et initialement diffusées sur cette antenne à quelques mois d’intervalle, au printemps et à l’automne 2010, viennent d’arriver en dvd à la médiathèque.

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la vision – même distraite – de leurs deux génériques de début en dit déjà pas mal, en à peine deux fois 90 secondes, sur ce qui va sous-tendre et faire avancer chacune d’elle pendant une dizaine ou une douzaine d’heures. la séquence d’ouverture de boardwalk empire de terence winter (et son chaperon martin scorsese) montre, sur fond de morceau rock des brian jonestown massacre,  un steve buscemi pas très net sur la plage d’atlantic city devant un ciel de nuages accélérés et une mer de vagues se cassant au ralenti sur les rochers. culminant dans la déferlante de quelques dizaines de bouteilles d’alcool de contrebande en images de synthèse qui échouent sur le rivage, cette introduction annonce en terme de facture pas mal de ce qui va suivre au cœur des épisodes de la série : une culture de l’illusion et de la reconstitution (reconstruire en trois dimensions, avec un souci acharné du détail, une centaine de mètres de la jetée d’atlantic city sous la prohibition – hôtel de luxe, boutique de mode, officine de photographe, etc. – puis en prolonger artificiellement et numériquement les lignes de fuite à l’horizon, quelques kilomètres plus loin, par des techniques infographiques). bien sûr, dans son côté « trop réaliste / donc artificiel », le générique préfigure en particulier un certain nombre de scènes oniriques de la série… mais, cela reste quand même très kitsch (et – avis personnel – assez laid).

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le générique de début de la première saison de treme, la nouvelle série de david simon et eric overmyer, les créateurs de the wire (sur écoute), peut presque se lire comme la proposition artistique contraire de la précédente : modestie, humanité, émotion, vibration documentaire et, dans sa confection, attachement à des supports argentiques à priori considérés comme relevant du passé. se refusant d’utiliser des images qui réapparaitront au sein même des épisodes, cette  séquence d’ouverture pose les bases de tout ce qui va suivre. c’est sur ce socle documentaire d’une minute trente que vont reposer les six cent minutes de fiction qui suivront. c’est grâce à lui que, quand au tout début du premier épisode, apparaît l’inscription « three months later » on sait à quel évènement on se réfère, quand (et ) on se trouve : fin novembre / début décembre 2005 à la nouvelle-orléans, trois mois après le passage meurtrier de l’ouragan katrina.

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presque « film dans le film », ce véritable petit bijou d’une minute trente (signé karen thorson, nina noble et david simon) est marqué à la fois par la cohérence (surtout au niveau du son : comment les images sont rythmées sur la « treme song » de john boutté – cf. paroles ci-dessus) et l’éclatement (dans les images). combinant l’emprunt d’images couleurs et noir et blanc, en pellicule (35mm, sans doute 16mm et super 8) et en vidéo et même de photographies fixes invitées dans la danse par la science du montage, le générique n’insiste pas plus sur les stigmates de katrina que sur les différentes incarnations vibrantes de musiques de rue (fanfares, « second lines » et autres défilés – voire même, d’autres activités de rue, jouées dans l’espace public, comme le saut à la corde ou le baseball) qui font le patrimoine de la nouvelle-orléans et qui auraient pu être laminées par l’ouragan (ou, en tout cas, pas sa gestion lamentable par les différents échelons de l’administration bush). c’est effectivement la musique – les musiques (de différents styles et statuts, de la plus authentique à la plus touristique) – qui innerve presque tous les méandres de cette série furieusement non tape-à-l’œil qu’est treme.

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le moment même où l’ouragan déferle sur la ville ne se retrouve que par trois brefs plans : un tourbillon et deux violents claquements de vent et de vagues (l’un de la gauche vers la droite ; l’autre de la droite vers la gauche) dans l’embrasure des deux constructions inondées. c’est plutôt l’après-ouragan – le moment où, le calme revenu, on se rend compte de l’étendue des dégâts et de l’ampleur de ce qu’il faudra reconstruire – qui est montré via la tristement célèbre signalétique en X bombée par les équipes de secours sur les bâtiments visités (date de l’intervention, nombre de survivants et de cadavres trouvés, etc.), un travelling sur une rangée de maisons vides et, surtout, via les traces de moisissure, de peinture (et d’émulsion photo) écaillée laissées par les eaux même après qu’elles se soient retirées. on pourrait craindre une esthétisation du malheur humain dans cette utilisation des très belles images de moisissures (échos des peintures de l’abstract expressionism américain ou des films expérimentaux de stan brakhage par ex.). mais, cette bombe à retardement est très vite désamorcée par le sens de l’empathie de simon et overmyer pour leur galerie de personnages toujours respectés, pétris de nuances et de contradictions, presque jamais caricaturaux.

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lien 1 [les 12 minutes de the craddle is rocking de frank decola en 1968]
lien 2 [déconstruction minutieuse du générique de la saison 2 sur le blog inside treme]
lien 3 [autre billet sur le générique de la saison 2]
lien 4 [d’autres photos, moins « plasticiennes », des intérieurs de maisons dévastées après le retrait des eaux]
lien 5 [les archives en ligne de la historic new orleans collection]

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une photo de la série hide&seek de beata szparagowska et la signature du « bon à tirer » du livre du même nom, la semaine dernière chez un imprimeur gantois.

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depuis 2010, beata szparagowska (par ailleurs photographe du n°2 du magazine détours de la médiathèque) a été en résidence à l’L, lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création (dans le domaine des arts de la scène, avant tout en danse et en théâtre contemporains). bien loin des photos de plateau et de spectacles, elle décide dès le début d’observer le travail des autres résidents lors de leurs recherches et répétitions mais aussi de donner la possibilité à ces rencontres ponctuelles (un lieu ; un court laps de temps) d’évoluer vers une complicité plus durable et plus voyageuse. ainsi, dans une dynamique centrifuge, à partir du point focal du 7 rue major dubreucq à ixelles, elle accompagne les comédiens et danseurs dans d’autres lieux de leurs recherches et n’hésite pas à élaborer avec eux des fictions et des mises en scènes qui leur sont propres et qui auraient pu ne jamais voir le jour. un premier bilan de ce jeu de cache-cache voit le jour en janvier 2012, sous le nom hide&seek et la double déclinaison d’une exposition à flagey et d’un livre publié aux éditions le caillou bleu.

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de ce jeudi 19 janvier (vernissage) au dimanche 12 février 2012
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lors des soirées de concerts à flagey
__ou les 3 derniers jours (pendant le vrak festival): toute l’après-midi
exposition hide&seek de beata szparagowska
flagey – rez-de-chaussée

place sainte-croix – 1050 bruxelles (ixelles) – gratuit

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deux films sur la radio des années trente (jet set, paquebot, w.c. fields et dorothy lamour dans the big broadcast of 1938 de mitchell leisen ; classe ouvrière, souffleurs de verre et machinisation dans philips radio de joris ivens) – et une affiche des années dix (d’un autre siècle).

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le brouillard sur bruxelles, tôt ce matin…

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difficile pour moi de ne pas penser à the fog de john carpenter
(adrienne barbeau en gardienne de phare et animatrice de radio surplombant un petit port californien bâti sur des fondations – moralement – pourries) – lundi 22.11 à 21h à la cinematek

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ce mardi soir, dès 18h, chez bruxelles nous appartient, s’ouvre au public la manifestation RADIO ACTIVITIES (à l’occasion des 30 ans d’existence des radios libres en belgique) sur laquelle j’ai bossé avec sophie auby de radio panik depuis février / mars de cette année.

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une exposition (affiches, autres documents graphiques, vieux émetteurs, etc.) / centre de documentation temporaire (fanzines, coupures de presse, textes de lois, livres, manifestes / etc.) sur (plus de) 30 ans d’histoire des radios libres. une heure trente et quelques verres plus tard, à la même adresse (119 rue de laeken), le premier d’une série de trois débats hebdomadaires sur le même sujet.


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dimanche prochain (le 21 novembre), première soirée de projections au cinéma nova autour des radios libres belges, du tout début des années quatre-vingt à nos jours, avec notamment le vidéo-essai de 1981, r… ne répond plus de dardenne & dardenne et sunlight forever, captation de l’effervescence générée, il y a cinq ans, par les festivités radiophoniques liées aux 25 ans de radio centraal à anvers.

+ + + > W W W . R A D I O A C T I V I T I E S . B E < + + +

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dans l’espoir de vous voir ce soir…
(ou dimanche, ou très bientôt)

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une sélec spéciale ‘radio’ se prépare pour la mi-décembre… on vous en reparlera, bien sûr…

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pendant qu’à mons…
à bruxelles, rennes, québec, beyrouth :

24h BD / 24h radio
grandpapier.org / radio campus

à l’occasion des 30 ans de radio campus et des 10 ans d’existence de la maison d’édition bruxelloise de l’employé du moi, la plate-forme grandpapier organise sa troisième session de 24 heures de bande dessinée.

comme l’année passée, entre trente et quarante auteurs participeront depuis Bruxelles et un tas d’autres d’ailleurs (rennes, beyrouth, paris, québec… ), tous réunis autour du site le temps d’un weekend pour tenter de relever le défi : 24 pages de bande dessinée en 24 heures à partir d’une contrainte dévoilée à 14h et quelques secondes.

vous pourrez comme d’habitude lire au fur et à mesure de leur production les histoires postées sur le site grandpapier, tout en écoutant radio campus (92.1 mhz à bruxelles ou streaming via le site) qui accompagnera ce marathon sur toute sa longueur. enfin un blog qui ne manquera pas d’être alimenté régulièrement en photos sera disponible. Des webcams montrant l’activité des différents lieux sont également prévues.

cette année l’événement se passera en collaboration – radiophonique et dessinée – avec le festival périscopage à rennes et la radio jet fm à nantes.

date 29 au 30 mai 2010, de 14h à 14h

http://www.radiocampusbruxelles.org
http://grandpapier.org

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récemment, le regard et le sourire perçants et malicieux d’howard zinn dans le documentaire « 1929 » de w. karel

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«  (…) mon premier souvenir de la dépression, c’est moi regardant ma mère faire la queue pour obtenir de la nourriture. elle avait honte d’être pauvre, d’avoir à demander de l’aide. ça m’a beaucoup marqué parce que c’était si douloureux de la voir dans cette file, attendant des vivres. quand la crise s’est aggravée, nous avons quitté notre petit appartement misérable pour un logement encore pire, pour un taudis.

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une autre chose dont je me souviens, c’est mon père. il était garçon de café. avec la crise, il a perdu son travail. il a dû faire autre chose. à son grand désespoir, il est devenu vendeur de cravates. je me souviens que j’avais honte, quand j’allais à l’école, de le croiser vendant des cravates dans la rue. aujourd’hui encore j’ai honte d’avoir eu une telle réaction. il a également été laveur de carreaux, mais il a dû arrêter car il s’est blessé en tombant. je revois aussi mon père balayant les rues, faisant ce genre de travail.
(…) »
(howard zinn interviewé par william karel dans « 1929 »)

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ce matin, par le blog de l’ami tatum, relayant lui-même l’info du blog de shige, j’ai appris la mort toute récente de howard zinn (1922-2010), passionnant chercheur et révélateur / médiateur de toute l’histoire – souterraine et souvent occultée – des luttes des laissés pour compte de l’histoire officielle des états-unis (indiens, esclaves, ouvriers, soldats envoyés au casse-pipe, afro-américains officiellement libérés de l’esclavage mais toujours ghettoïsés dans un statut d’américains de seconde zone… ).

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tout récemment, je m’étais remis à relire des passages de sa captivante et éclairante  « histoire populaire des états-unis » (édition originale : 1980 / en français : éditions agone, 2002) après avoir été un peu frustré par son apparition dans le documentaire sus cité (format de deux fois cinquante-deux minutes + beaucoup d’intervenants = pas trop de temps de parole par « expert »… ). le réalisateur william karel lui-même avait dû ressentir la même frustration puisqu’aux dernières nouvelles celui-ci allait consacrer tout un film au pétillant vieil homme… qui ne verra probablement jamais le jour puisque le tournage était initialement prévu d’ici un ou deux mois… dommage ! on se rabattra sur ses livres, sur les compact discs de ses lectures, conférences et apparitions publiques éditées par le label a.k. press ou sur la toute récente adaptation en bande dessinée de « une histoire de l’empire américain » (avec mike konopacki & paul buhle, éd. vertige graphic, 2009)…

> howard zinn à la médiathèque

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lien 1 [howard zinn : « on human nature and agression »]
lien 2 [howard zinn : « conversation with history »]

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24h_2008

images des précédentes 24 heures bd organisées par les amis de l’employé du moi / grandpapier.org l’an dernier à bruxelles (sans partenariat radio à l’époque)
et le petit logo de bulu pour la précédente édition

week-end chargé… et excitant!

réveillé à six heures du matin (quatre heures au méridien de greenwich ; huit heures à beyrouth), une heure après les premiers pépiements zoyeux des zoizeaux, quasiment à mi chemin (environ huit heures après / huit heures avant) de mon ‘vj mix’ roziériste de hier soir et des 24 heures de radio que je co-animerai sur radio campus à partir de 14h en parallèle aux vingt-quatre heures de bande dessinée :

24 heures bd = 24 heures radio
du samedi 23 mai au dimanche 24 mai – de 14h à 14h
depuis bruxelles (campus de l’ulb – ixelles),
beyrouth, montréal, paris, white river junction…

pour les dessinateurs (et quelques –trices), l’équation est à la fois simple et titanesque: une contrainte + 24 heures = 24 planches!

pour nous, les animateurs de radio, une gageure: rendre sans l’image (sans images directes en tout cas, il y aura certes celles postées sur le site de radio campus) compte d’un médium d’essence graphique. vous pouvez vous attendre à:

1/ de courtes interviews régulières avec la quarantaine de participants bruxellois au marathon (pour la plupart liés à la plate-forme grandpapier.org et aux structures l’employé du moi, nosrestes, habeas corpus, fremok, etc.)… avec leur choix de deux morceaux de musique

2/ une programmation qui fera la part belle aux créations de quelques musiciens-dessinateurs et/ou illustrateurs: basil wolverton, robert crumb, gary panter, jeffrey lewis, charlie schlingo (les silver d’argent), ignatz, dame darcy, kamagurka, caroline sury ou brian chippendale (de lightning bolt – d’ailleurs en concert ce soir au bulex/magasin 4)…

3/ un grand débat – en soirée ce samedi – sur la bd indépendante en communauté française…

4/ des sons glanés par nos envoyés spéciaux chez les libraires bruxellois spécialisés et dans les expos de la très officielle année de la bd…

et bien d’autres choses… rendez-vous sur les ondes (hertziennes = 92.1 mhz à bruxelles ou digitales via grandpapier ou campus)

lien 1 [l’invention des 24 heures par scott mc coud en 1990… et la suite…]

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combinaison_party_hard


ce vendredi 12 décembre on fêtera – avec les yeux, les oreilles, les pieds et le gosier – la sortie de rotatives du deuxième bi-mestriel “la sélec” de la médiathèque! le “pince-fesses” – pour reprendre l’expression consacrée d’un ami souvent cité ici et qui se reconnaîtra – aura lieu de 19h à 00h à la gare de bruxelles-congrès:

“la sélec’ en soirée”
avec petites expos de mon colonel (bel) ~ oreli (bel)

dj set de party harders (bel)

vendredi 12 décembre – 19h/00h –  gare de bruxelles-congrès
boulevard pachéco – 1000 bruxelles – entrée gratuite / bar payant

lien 1 [espace party harders]
lien 2 [une ancienne expo d’éric bosley a.k.a. mon colonel, chez plin tub]
lien 3 [site d’oreli]

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