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Posts Tagged ‘dessin’

cinematek 5 mars

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dans le cadre de la thématique « la folle échappée » de la médiathèque,
ce mardi 5 mars à 19h à la cinematek :

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mario ruspoli –
regard sur la folie (france, 1962 – nb – 49’)

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en 1962, mario ruspoli et son caméraman (le pionnier québécois du cinéma direct michel brault) filment la vie à l’hôpital psychiatrique de saint-alban, dans les montagnes de lozère: discussions et interrogations, tressage de paniers (ergothérapie), ateliers de peinture, organisation du journal de l’hôpital ou d’une fête qui désenclave les statuts patients / soignants / villageois. c’est à saint-alban que, vers 1943, éluard écrivit souvenirs de la maison des fous et, bien avant encore, on y conservât les dessins et sculptures d’art brut d’auguste forestier [clic 1 / clic2] dès 1914.

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antonio reis et magarida cordeiro – jaime (portugal, 1974 – coul. – 35’)

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jaime fernandes (1899-1968) est un ouvrier agricole portugais qui a été hospitalisé à l’âge de 37 ans pour schizophrénie et qui, une vingtaine d’années plus tard, désormais sexagénaire, s’est mis à dessiner au bic ou au crayon des figures qui par le trait rapprochent l’homme et la bête. au début des années 1970, la psychiatre margarida cordeiro découvre ses dessins dans le sanatorium où elle travaille. avec son mari, elle tourne en 1974 un superbe portrait et une métaphore d’un pays s’apprêtant à peine à sortir de la dictature qui n’oublie pas d’être aussi un film (de cinéma) et qui sera admiré par joão cesar monteiro (qui tourne une séquence de souvenirs de la maison jaune dans la cour circulaire du même hôpital) puis par pedro costa.

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lien 1 [entretien de 1983 avec antonio reis et margarida cordeiro + (plus bas sur la page) le texte de 2007 de pedro costa]
lien 2 [texte de 1998 de jean-louis schefer sur jaime]
lien 3 [texte de 1983 de serge daney sur ana]
lien 4 [texte – en anglais – de gabe klinger sur le couple de cinéastes]

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24h_2008

images des précédentes 24 heures bd organisées par les amis de l’employé du moi / grandpapier.org l’an dernier à bruxelles (sans partenariat radio à l’époque)
et le petit logo de bulu pour la précédente édition

week-end chargé… et excitant!

réveillé à six heures du matin (quatre heures au méridien de greenwich ; huit heures à beyrouth), une heure après les premiers pépiements zoyeux des zoizeaux, quasiment à mi chemin (environ huit heures après / huit heures avant) de mon ‘vj mix’ roziériste de hier soir et des 24 heures de radio que je co-animerai sur radio campus à partir de 14h en parallèle aux vingt-quatre heures de bande dessinée :

24 heures bd = 24 heures radio
du samedi 23 mai au dimanche 24 mai – de 14h à 14h
depuis bruxelles (campus de l’ulb – ixelles),
beyrouth, montréal, paris, white river junction…

pour les dessinateurs (et quelques –trices), l’équation est à la fois simple et titanesque: une contrainte + 24 heures = 24 planches!

pour nous, les animateurs de radio, une gageure: rendre sans l’image (sans images directes en tout cas, il y aura certes celles postées sur le site de radio campus) compte d’un médium d’essence graphique. vous pouvez vous attendre à:

1/ de courtes interviews régulières avec la quarantaine de participants bruxellois au marathon (pour la plupart liés à la plate-forme grandpapier.org et aux structures l’employé du moi, nosrestes, habeas corpus, fremok, etc.)… avec leur choix de deux morceaux de musique

2/ une programmation qui fera la part belle aux créations de quelques musiciens-dessinateurs et/ou illustrateurs: basil wolverton, robert crumb, gary panter, jeffrey lewis, charlie schlingo (les silver d’argent), ignatz, dame darcy, kamagurka, caroline sury ou brian chippendale (de lightning bolt – d’ailleurs en concert ce soir au bulex/magasin 4)…

3/ un grand débat – en soirée ce samedi – sur la bd indépendante en communauté française…

4/ des sons glanés par nos envoyés spéciaux chez les libraires bruxellois spécialisés et dans les expos de la très officielle année de la bd…

et bien d’autres choses… rendez-vous sur les ondes (hertziennes = 92.1 mhz à bruxelles ou digitales via grandpapier ou campus)

lien 1 [l’invention des 24 heures par scott mc coud en 1990… et la suite…]

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gaza_kerbaj

“gaza on my mind” – dessin de mazen kerbaj
lundi 29 décembre 2008
no copyright :
you are strongly encouraged to post it, print it, stick it on the walls of your city, and share it by any means with the biggest number of people you may know”

ce blog est fort silencieux depuis quelques semaines. plusieurs raisons à cela: quelques doutes qui planent, l’obligation de me concentrer sur un autre type d’écriture et d’articles (plus lents, plus longs, plus “solides”… pour “la sélec” de février 2009) mais aussi la pensée persistante à ce qui est en train de se passer dans la bande de gaza. pas trop le cœur à publier, comme si de rien n’était, bilans de fin d’année ou d’autres futilités du genre avant d’avoir pu poster quelque chose sur ce carnage…


comme toutes les assertions – maximes, proverbes, aphorismes… – du bons sens populaire, celle qui va suivre est à prendre avec des pincettes, à questionner plutôt qu’à gober tout cru, mais on répète souvent qu’ “un dessin est parfois plus parlant qu’un long discours
. celui repris ci-dessus est du à la plume du dessinateur-musicien libanais mazen kerbaj qu’on avait appris à connaître au moment de la dernière incursion en date de tsahal au liban à l’été 2006. en première ligne, comme des dizaines de milliers de civils autour de lui, il improvisait e;a. “starry night” un duo trompette / avions de chasse de l’armée israélienne sur la balcon de son appartement à beyrouth et tenait un passionnant et bouleversant journal dessiné de la guerre sur son blog.


j’espère toujours un jour organiser un concert de mazen kerbaj à bruxelles et je compte bien, un jour, ou l’autre lui confier le dessin d’un poster de “la sélec” pour la médiathèque… ça sera l’occasion d’évoquer la très intéressante scène libanaise de musique improvisée (autour du label al maslakh – l’abattoir en arabe)…


à ce propos, la saxophoniste d’origine libanaise christine sehnaoui jouera à bruxelles chez q-o2 (28 rue de la buanderie) le dimanche 1er février.

 

lien 1 [mazenkerblog : le blog dessiné de mazen kerbaj]
lien 1bis [images de mazen k. sur f**ckr.com]
lien 2 [“starry night” : la trompette de mazen k. contre les avions de guerre israéliens]
lien 3 [interview – en anglais – de mazen k. sur la création artistique en temps de guerre]
lien 4 [mazen k. e.a. avec christine sehnaoui en concert à nyc]
lien 5 [site du label al maslakh]
lien 6 [“des cèdres et du souffle” article sur le super blog “les maîtres fous”]

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superbe flyer de sarah et harrisson pour
 

 

soirée ‘palais chalet’ #1
pierre normal (sui-bel) ~ dolina (fra-bel)
atka ~ dj athome ~ le caniche noir
vendredi 24 octobre – 20h –  la compilothèque
50 quai aux péniches – bruxelles – 3 eur


l’occasion de partager avec vous les paroles de usure intégrée de pierre normal que j’apprécie particulièrement :
 

 

des armées d’ingénieurs
attablés sous les lampes
dans de vastes bureaux
à la périphérie des villes
calculent les fonctions
et dessinent des courbes en cloche

des robots japonais
aux bras d’acier
répètent les gestes
les échauffements, les frottements,
pour détecter par où
s’insinuera l’usure, l’usure certaine
car toute pièce mécanique
se meurt un jour
c’est une question statistique
aux variables précises
intégrée dans les schèmes
de la production mécanisée
d’objets intrinsèquement défectueux
l’usure inoculée à sa place décidée
surgit ici au moment choisi
l’objet crisse et semble siffler
une litanie bien huilée
avant de céder devant l’usure intégrée
d’être refabriqué, d’être retransporté
et d’être racheté encore

des employés lassés
dans des halls immenses
se déplacent entre les rayons
et trient chaque pièce
c’est ainsi que surgissent
ces hangars de tôles ondulées
sans fenêtres et sans air
à la périphérie des villes
la motricité lente
des colonnes de poids lourds
mordant les routes
de l’empire du rectangle
alimentent le flux tendu et continu
de la valeur souveraine

des armées d’ingénieurs
attablés sous les lampes
dans de vastes bureaux
à la périphérie des villes
calculent les fonctions
et dessinent des courbes en cloche

(retranscription à l’oreille)

> lien 1 [site du label pneu]

 

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johanna_swamp_eleni

ce qui me touche beaucoup en découvrant les pages de la dessinatrice joanna lorho sur grandpapier.org, c’est le lien qu’elle établit elle-même entre le dessin et la musique. tout d’abord dans ses quelques lignes d’auto-portrait: “déjà, je sais ce que je veux faire : dessiner, faire mon film d’animation ( même si ça prend dix ans… ), faire la musique et le son de ce film et faire de la musique tout court. comment, quand et dans quel ordre, ça je sais moins, et puis il faut aussi gagner sa vie, et là ça devient plus problématique… “. puis, ensuite, dans la présentation de “eleni”, son histoire muette entièrement campée au crayon gris, en particulier: “je crois que c’est très en rapport avec l’effet que m’ont fait certains morceaux de nancy elizabeth ‘hey son’ et ‘battle and victory’ en particulier, de l’album qui porte le même nom“. je ne connaissais pas nancy elizabeth et son disque sur le label leaf (cf. e.a. colleen, a hawk and a hackshaw… ) ; d’après ce que j’ai pu en grappiller de-ci de-là, on peut en parler comme un collier de jolies mélodies folk féminines un peu d’une autre époque (un peu du siècle précédent, années soixante / début septante ; un peu de quelques siècles auparavant pour les racines profondes, l’imaginaire et l’univers mental)… n’empêche que les dessins de joanna me touchent finalement plus profondément que les chansons qui les ont fait naître. l’image ci-dessus a été choisie parce qu’à la fois elle ne dévoile pas trop de l’histoire et que graphiquement, sur une même planche, elle associe deux dessins assez différents en termes de point de vue, de sujet, de traitement… mais, allez sans tarder lire toute son histoire, de la première à la trente-troisième planche!

sinon, pour voir ses dessins “en vrai”, sur papier, joanna expose encore ce week-end (17 et 18 mai) et celui des 24 et 25 mai dans le cadre du parcours d’artistes de saint-gilles avec ses amis du collectif “nos restes“.

> 256 chaussée de waterloo – 1060 saint-gilles (14h à 19h)

> lien 1 [quelques chansons de nancy elizabeth sur “”son”” espace]

> lien 2 [nancy elizabeth à la guitare – live à rome]

> lien 3 [nancy elizabeth à la harpe – à cheltenham en novembre 2007]

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