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Posts Tagged ‘film sur l’art’

Liechti_Signer_X

des feux d’artifices, des rubans rouges et des paysages islandais : raketenbänder de roman signer enregistré par la caméra de peter liechti.

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avant-hier, en googlant le nom de boris barnet, je suis tombé sur le site de la cinémathèque suisse sur la triste nouvelle de la mort de peter liechti (1951-2014), cinéaste ayant e.a. quelque réalisé quelques splendides films-essais sur les artistes voice crack (musiciens – cf. billet ci-dessous) ou roman signer (artificier-poète – cf. ci-dessus).

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je suis très triste mais je ne suis pas près d’oublier ses films.

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lien 1 [bande-annonce de signers koffer / signer ici]
lien 2 [site peter liechti]
lien 3 [un très beau texte de nicole brenez pour le festival de la rochelle

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Calder_JP

plans moyens et plans de mains dans le « cirque de calder – 1927 », « document » de jean painlevé de 1955

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troisième (et peut-être pas tout à fait dernier !??!) épisode du mini-feuilleton consacré à alexandre calder et aux rapports entre sa sculpture, son cirque et le cinéma et la télévision. [billets précédents : cf. ci-dessous]

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au centre pompidou (beaubourg – paris), l’expo consacrée aux années parisiennes du parcours du sculpteur d’origine américaine est déjà presque un lointain souvenir mais il vous reste toujours la possibilité de regarder les trois dvd documentaires consacrés à alexander « sandy » calder par carlos vilardebó, françois lévy-kuentz… et jean painlevé (surtout connu pour ses œuvres de cinéma scientifique mais qui n’a cependant pas filmé que des hippocampes et des sténorinques) :

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jaquettes_painleve« (…) il y a un indice dès le deuxième carton du générique – on y reviendra mais, même pour qui n’en saisirait pas immédiatement l’effet d’annonce, il ne faut pas attendre plus d’une ou de deux minutes de film pour qu’un œil attentif saisisse à la fois les similitudes (le sujet) et les différences (la manière; les choix de cinéma) entre le film du pionnier du cinéma scientifique jean painlevé et celui de carlos vilardebó.

dans ‘le grand cirque calder – 1927’, painlevé filme bien sûr – comme le titre l’indique – le même spectacle de cirque miniature que vilardebó. en plus, la première date (1927) est trompeuse: elle donne la date de création du cirque, pas la date de tournage. le film date de 1955, soit ­– quasi – à la même époque (1961) que le premier film évoqué en début d’article. et pourtant, en partant du même spectacle, filmé presque au même moment, les deux films sont très différents.

la première différence qui frappe, est une question de point de vue. d’abord, « de point de vue » au sens premier et très cinématographique du terme : où se placer, où placer la caméra, d’où filmer ? painlevé choisit, pour la plus grande partie du film, un point de vue dans l’axe de la scène, légèrement surélevé mais qui est un point de vue réaliste de spectateur. même sans tournage de cinéma, quelqu’un qui viendrait voir calder faire son cirque pourrait être assis là. ce qui n’est pas le cas de toute une série de plans de vilardebó (filmés par ex. depuis « les coulisses » ou en plongée depuis le dessus de la piste). chez painlevé, à partir de ce point de vue axial, les plans sont généralement assez larges. ils cadrent l’ensemble de la scène. lorsqu’il est agenouillé et manipule ses figurines, calder définit la hauteur de l’image. ce n’est pas qu’il n’y ait pas de gros plans – même s’il y en a beaucoup moins que chez vilardebó – mais ceux-ci sont essentiellement focalisés sur les mains de calder. on ne sait exactement si c’est voulu ou s’il s’agit d’un hasard mais comme cette fois calder est vêtu de noir et que le décor est sombre lui aussi, dans ces gros plans de manipulation des personnages, les bras et les manches se confondant avec le fond, on a l’impression comme dans une série de films fantastiques – de ‘la main du diable de maurice tourneur en 1942 à ‘addams family –, de voir à l’écran des mains séparées de tout corps et qui vaquent désormais seules à leurs occupations… soit. ce qu’il n’y a clairement pas chez Painlevé, ce sont d’encore plus gros plans sur des bouts de corps (particulièrement leurs visages, bien sûr) des petites figurines du cirque. (…) »
> le début et la suite de mon article sur le site de la médiathèque

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lien 1 [début du film]
lien 2 [‘l’hippocampe’ – 1934 – avec musique de darius milhaud]
lien 3 [‘le vampire’ – 1939-45 – avec musique de duke ellington]
lien 4 [‘images mathématiques de la quatrième dimension’ – 1937]

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‘ EN PASSANT… ’ :

l’exposition jacques tati à la cinémathèque française se termine ce dimanche 2 août !

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Calder_FLK

« sandy » calder – photographié, filmé et croqué – ; trois fois kiki « de montparnasse » et son légendaire nez pointu ; mobiles vs. stabiles

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second (et avant-dernier) épisode du mini-feuilleton calder :

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au moment où j’écris ces lignes, il reste un peu moins de trente-six heures aux « parisiens » (d’un jour / « de toujours ») pour aller jeter un œil et pousser des « ooh… » et des « aah ! » à la visite de :

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l’expo « alexander calder – les années parisiennes (1926-33) »
jusqu’au lundi 20 juillet – 11h à 23h – centre pompidou (beaubourg)

place georges pompidou – 75004 paris – france – 9 / 12 eur

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sinon – si vous ne pouvez vous y rendre – ou après – si vous avez envie de prolonger la visite – trois dvd documentaires consacrés à alexander « sandy » calder vous attendent à la médiathèque. après « le cirque de calder » de carlos vilardebó que j’évoquais hier, place au portrait télévisé « calder, sculpteur de l’air » de françois lévy-kuentz (la fin de son nom sonne presque comme ‘kunst’ et c’est bien à l’art qu’il a consacré – parfois en duo avec son frère stéphen lévy-kuentz – de nombreux films) :

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jaquette_sculpt_air« (…) une fois hypnotisés et domptés par la force d’envoûtement de son cirque, « calder, sculpteur de l’air », le portrait télévisuel de qualité que françois lévy-kuentz lui a récemment consacré permet de répondre à notre envie d’en savoir plus. selon une structure didactique très claire (e.a. par le respect de la chronologie) et tirant parti d’une matière iconographique (fixe et en mouvement – y compris « le cirque de calder » et les autres films de vilardebó sur le plasticien) particulièrement riche, nous suivons pendant les trois premiers quarts du vingtième siècle, le parcours de cet attachant créateur qui petit-à-petit parvint à opérer la synthèse entre le métier de sculpteur (classique ; en bronze) de son père et ses propres études d’ingénieur auxquelles il avait tourné le dos au début des années vingt.

au-delà des éléments anecdotiques et factuels – parfois déterminants pour les inflexions de son parcours : les rencontres, les expos, la réponse du public et de la critique… –, se dégage e.a., au niveau de son art et de son expression, l’évolution conjointe de sa pensée et de sa pratique quant aux notions de ligne et de trait (sur la feuille de papier puis dans l’espace), de plein et de vide, de formes et de masses…  (…) »
> le début et la suite de mon article sur le site de la médiathèque

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lien 1 [début du film]
lien 2 [deuxième extrait : calder au travail, fin des années vingt + expo à berlin]

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Calder_CV

« sandy » calder , sa femme louisa et quelques personnages de son cirque filmées par carlos vilardebó

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pour les lecteurs parisiens de ce blog (il y en a quelques-uns) et les nomades saisonniers (touristes / vacanciers) qui passeraient par là, il reste un peu moins de trois jours pour visiter :

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expo « alexander calder – les années parisiennes (1926-33) »
jusqu’au lundi 20 juillet – 11h à 23h – centre pompidou (beaubourg)

place georges pompidou – 75004 paris – france – 9 / 12 eur

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si vous ne pouvez vous y rendre, il reste la possibilité de regarder les trois dvd documentaires consacrés à alexander « sandy » calder et disponibles à la médiathèque.

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premier épisode de ce mini-feuilleton :

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jaquette_magie« le cirque de calder’ du cinéaste franco-lisboète carlos vilardebó est un de mes films préférés. c’est un film court (dix-neuf ou vingt-sept minutes selon les versions) dont la caméra scrute – à part le démiurge qui leur donne vie – un monde de créatures de petite taille (à vue de nez, de quatre ou cinq centimètres sous la toise pour les petits chiens à vingt-cinq ou trente centimètres pour l’éléphant ou le lion) mais c’est un très grand film par la capacité d’émerveillement qu’il contient en lui.

au début du film, la caméra descend lentement de l’imposante charpente en bois d’une vieille grange vers le sol où trône immobile, les grosses paluches posées sur les cuisses, un ventripotent vieux monsieur à la crinière blanche et à la chemise « rouge-de-rouge ». la grange est située à saché en touraine, le géant agenouillé c’est – vous l’aurez deviné – le sculpteur alexander calder (lawnton, 1898 – new york 1976) et nous sommes chez lui au début des années soixante. il refait pour les besoins du tournage de carlos vilardebó – qu’il a lui-même contribué à convoquer et à orchestrer – les gestes qu’il a fait tant de fois dès 1926-27, de paris à new york, et qui transforment ses petites créatures inanimées, au point de rencontre de l’artisanat et de l’art, en personnages désormais vivants de micro-histoires modestement spectaculaires. la première musique de cirque retentit… dans le spectacle vivant du cirque de calder, c’est sa femme louisa qui, dans un coin, en coulisses, enchainait les disques vinyles sur le plateau du gramophone ; on la voit régulièrement à l’image même si les musiques du film ne sont pas toujours synchrones de l’image. bientôt apparaissent deux ‘monsieur loyal’ – pas sûr que cette fonction qui, contrairement aux clowns ou aux trapézistes, va toujours par un, ait un pluriel en français. (…) »
> la suite de mon article sur le site de la médiathèque

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lien 1 [début du film]
lien 2 [huit vidéos d’amália rodrigues dans « as ilhas encantadas » du même vilardebó]

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‘ EN PASSANT… ’ :

pour les bruxellois cette fois, trois courts métrages de jacques rozier dont le splendide « rentrée des classes » passent ce samedi 18 juillet à 20h au musée du kinéma (attention : dans la mini salle de 29 sièges)

> l’occasion de relire un billet précédent de ce blog

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