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Posts Tagged ‘flagey’

guy-marc hinant et david toop transbahutant un fauteuil, dans l’appartement londonien du second, au début de « i never promised you a rose garden » (observatoire des musiques électroniques – 2004-2008).

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à l’occasion de la petite rétrospective (incomplète) de leur films à flagey (agenda détaillé ci-dessous, en fin de billet), l’occasion de re-poster ce lien vers l’interview de guy-marc hinant et dominique lohlé co-réalisée avec benoit deuxant pour la médiathèque.

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depuis le début des années 2000, la paire guy-marc hinant / dominique lohlé enregistre, dans leurs films à quatre mains, à toute petite équipe et à mini budgets, deux réalités fondamentales et passionnantes mais pourtant quasiment toujours absentes de ce que l’on a l’habitude de nommer documentaires musicaux : la parole (des musiciens) et l’écoute. une sorte de feuilleton éclectique, donc chaotique, où le cinéma joue le rôle précieux d’un dispositif de production – et d’enregistrement – d’une série de présences à l’écran difficiles à oublier.

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« (…) moi : on a l’impression qu’aux diverses personnalités rencontrées correspond à chaque fois un traitement un peu différent, ça semble évident. mais est-ce que vous pouvez nous dire si c’est vous qui l’imposez – par exemple, est-ce que vous arrivez chez vos interlocuteurs avec une idée de « quel jeu jouer » – ou bien est-ce que ça vient aussi d’eux…?

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dominque lohlé : c’est compliqué parce qu’en fait ça engage quasiment la totalité de la pratique… je pensais à ça, il y a quelques jours, parce qu’on vient de reprendre le travail sur célestin deliège, il a très peu de temps… je pense que, d’une façon très générale, on fonctionne sur une pensée à posteriori, donc avec très très peu de préméditation. comme j’aime à le répéter de manière un peu
snob, on fonctionne dans un système qui est purement épiméthéen et non prométhéen; on est vraiment des artistes anti-prométhéens par excellence… et donc, ça produit quelque chose qui ressemble quand même à de la panique. je pense que le tournage est un moment de panique…

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guy-marc hinant : parfois, ça apparaît dans le film. au tout début du toop par exemple, on le voit bien. le spectateur voit qu’on ne sait pas très bien ce qu’il faut faire. comme on sait que le film va se dérouler dans cette pièce, il est très important de savoir comment disposer par exemple une chaise, où toop va s’asseoir, etc. c’est finalement la chose la plus importante, mais on ne le savait pas. ce qui fait que le début du film, c’est une interrogation sur comment on va procéder et comment on va résoudre ce problème. puis, de façon assez comique, c’est évidemment toop qui dit «
déplaçons ce fauteuil là ». on le fait, et le film commence… donc voilà : là, c’est la panique – dont tu parlais – qui apparaît dans le film.

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dominique lohlé
: mais, ce truc est peut-être symptomatique mais pas totalement emblématique de la manière dont on travaille parce que la forme que prend la panique chez moi est plutôt une forme agitée et chez guy-marc une forme plutôt stupéfaite. or, stupeur et tremblement sont deux figures extrêmement importantes de la complexité en dramaturgie. en dramaturgie quand un personnage rentre dans un système de complexité, d’indétermination, on peut reconnaître des traits de comportements qui appartiennent, soit à de la stupeur – « être ou ne pas être », soit à de l’agitation – « garçon, la même chose ». et, on est un petit peu, tous les deux, dans un état de complexité dramaturgique, dans un état d’indétermination. et bizarrement, par des traits qui sont certainement liés à nos personnalités, ça produit un espace qui permet aux gens qu’on rencontre d’émerger petit à petit tels qu’en eux-mêmes… puisqu’on imprime très très peu de choses, ça passe par un moment de flottement, et puis ce flottement, avec la fatigue, débouche en général sur quelque chose qui correspond de plus en plus aux automatismes de fonctionnement des gens. et ces automatismes finissent par produire eux-mêmes le matériau. la structure du film est construite uniquement sur le matériau a posteriori. c’est comme ça que la structure du film évolue et change, de personne en personne, puisque c’est chacune des personnes qu’on filme qui fini par donner la structure du film, quasiment du fait de sa personne.

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guy-marc hinant : c’est pour cela aussi que le dispositif doit être excessivement simple au départ »

> début et fin de « monstre à quatre oreilles », l’interview-fleuve de guy-marc hinant et dominique lohlé par benoit deuxant et moi-même sur le site de la médiathèque

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accès (à l’interview) par « chapitres » / par inter-titres :

temps qui passe et temps suspendu
xenakis et l’acid
le tournage comme moment de panique
un discours théorique né de la pratique – tournage et montage
contre le fantasme du film kilométrique
le plaisir du regret contre la tentation du repentir
la puissance de la parole – la rareté de l’écoute
produire une présence
ici et maintenant
mythologie contre hagiographie
la recette du documentaire rtbf
toujours quelque chose?
envers et contre la maladresse: une esthétique quasiment ordurière

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samedi 21 septembre 2013 – 18h
+ vendredi 27 septembre 2013 – 22h
whisky time: a portrait of charlemagne palestine
+ ghost of silence (tom pauwels / fausto romitelli)

guy-marc hinant + dominique lohlé (belgique, 2013 – 57 min + 23 min)
flagey – place sainte-croix – 1050 ixelles


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dimanche 22 septembre 2013 – 15h30
+ jeudi 26 septembre 2013 – 20h
hommage au sauvage: un portrait de henri pousseur
guy-marc hinant + dominique lohlé (belgique, 2005 – 52 min)
flagey – place sainte-croix – 1050 ixelles

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mercredi 25 septembre 2013 – 21h45
+ samedi 28 septembre 2013 – 17h30
the paradise according to jonas mekas
+ luc ferrari devant sa tautologie: 2 jours avant la fin
guy-marc hinant + dominique lohlé (belgique, 2003-2006 – 7 min + 52 min)
flagey – place sainte-croix – 1050 ixelles

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mardi 1er octobre 2013 – 21h30
+ jeudi 3 octobre 2013 – 21h30
ecce homo: un portrait de célestin deliège
guy-marc hinant + dominique lohlé (belgique, 2011 – 110 min)
flagey – place sainte-croix – 1050 ixelles

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mercredi 2 octobre 2013 – 17h30
+ mardi 8 octobre 2013 – 21h30
i never promised you a rose garden: a portrait of david toop through his records collection
guy-marc hinant + dominique lohlé (belgique, 2006 – 96 min)
flagey – place sainte-croix – 1050 ixelles

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maxime bodson, natacha nicora et un bidon d’huile d’olives (espagnole) – photo : pablo kampina

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(…) max, je voulais te poser quelques questions par rapport à tes autres activités en dehors de patton qui tournent autour du son. d’abord par rapport à la scène – au théâtre et à la danse – : j’ai vu e.a. les photos d’une série de vêtements/costumes sonores/musicaux que tu avais construits pour un spectacle… est-ce que cela n’a rien à voir avec le groupe ou bien y a-t-il quand même des liens qui se tissent…

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maxime bodson : « il n’y a pas tellement de liens qui se tissent parce que patton c’est « où on est libres », par contre, quand je travaille pour d’autres personnes, il y a un contexte très clair de gens qui viennent me chercher pour faire une bande-son pour leur spectacle. je travaille pas mal pour la danse avec thierry smits, la compagnie thor et un groupe de théâtre qui s’appelle le groupe toc avec lesquels j’expérimente quelques idées. mais j’utilise en fait très peu des outils que j’utiliserais pour notre propre musique. c’est quasi toujours de la musique électronique. je travestis des matériaux sonores que je réutilise, que je transforme, que je remets sous forme musicale. ce n’est pas du tout la même musique, ce n’est pas du tout orienté rock parce que je crois qu’ils ont un truc contre le rock dans le milieu de la danse… les gens me choisissent pour ce que je sais faire et l’univers que j’apporte mais, dès le départ, mon intérêt c’est d’essayer de rendre le spectacle meilleur, d’amener quelque chose qui va nourrir le spectacle, qui va amener des idées, amener du mouvement ou un geste… par exemple, en faisant que ça se passe sur la scène. par exemple, pour les pièces de théâtre, je ne vais pas nécessairement créer une bande-son pour eux. Je vais plutôt créer un système qu’ils vont utiliser sur scène. avec le groupe toc, on a eu un spectacle où tous les sons étaient faits sur scène. ça amenait une théâtralité. ils faisaient [coup de poing sur la table] et au geste correspondait le processus mécanique qui faisait qu’on entendait le son amplifié de ce geste. ça donne une valeur scénographique au son, en fait. mais, étrangement, on ne retrouve pas trop ces choses-là dans patton… »

>> début et fin de l’interview du printemps 2009 des frères max et sam bodson

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maxime bodson du groupe patton assurera la mise-en-sons d’übernatürliche pizza de natacha nicora, présenté dès ce jeudi soir dans le cadre de la troisième édition du vrak festival.

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trois ans après l’entretien dont est prélevé l’extrait ci-dessus, sa musique n’aura peut-être plus rien à voir avec ses musiques pour le théâtre et pour la danse qu’il évoquait alors… peut-être oui ou peut-être nonun peu ou pas du tout… ça sera une surprise au sein des ce festival de surprises. ceux qui se déplaceront, verront (et entendront).

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ce jeudi 9 février 2012 – 20h
übernatürliche pizza de natacha nicora
avec musique de maxime bodson

vrak festival / labo marni
25 rue de vergnies – 1050 ixelles – pass de 10 eur pour tout le festival

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vendredi 10 février 2012 – 21h
übernatürliche pizza de natacha nicora
avec musique de maxime bodson

vrak festival / labo marni
25 rue de vergnies – 1050 ixelles – pass de 10 eur pour tout le festival

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samedi 11 février 2012 – 18h
übernatürliche pizza de natacha nicora
avec musique de maxime bodson

vrak festival / labo marni
25 rue de vergnies – 1050 ixelles – pass de 10 eur pour tout le festival

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et, puisque nous évoquons le vrak festival, rappelons que la très belle exposition de la photographe beata szparagowska reste visible jusque ce dimanche à 18h. be there or be square. les bruxellois qui la rateront ici devront rallier bouxwiller ou namur pour une séance de rattrapage.

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jusqu’au dimanche 12 février 2012
 pendant le vrak festival, toute l’après-midi
exposition hide&seek de beata szparagowska
flagey – rez-de-chaussée

place sainte-croix – 1050 bruxelles (ixelles) – gratuit

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une photo de la série hide&seek de beata szparagowska et la signature du « bon à tirer » du livre du même nom, la semaine dernière chez un imprimeur gantois.

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depuis 2010, beata szparagowska (par ailleurs photographe du n°2 du magazine détours de la médiathèque) a été en résidence à l’L, lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création (dans le domaine des arts de la scène, avant tout en danse et en théâtre contemporains). bien loin des photos de plateau et de spectacles, elle décide dès le début d’observer le travail des autres résidents lors de leurs recherches et répétitions mais aussi de donner la possibilité à ces rencontres ponctuelles (un lieu ; un court laps de temps) d’évoluer vers une complicité plus durable et plus voyageuse. ainsi, dans une dynamique centrifuge, à partir du point focal du 7 rue major dubreucq à ixelles, elle accompagne les comédiens et danseurs dans d’autres lieux de leurs recherches et n’hésite pas à élaborer avec eux des fictions et des mises en scènes qui leur sont propres et qui auraient pu ne jamais voir le jour. un premier bilan de ce jeu de cache-cache voit le jour en janvier 2012, sous le nom hide&seek et la double déclinaison d’une exposition à flagey et d’un livre publié aux éditions le caillou bleu.

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de ce jeudi 19 janvier (vernissage) au dimanche 12 février 2012
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lors des soirées de concerts à flagey
__ou les 3 derniers jours (pendant le vrak festival): toute l’après-midi
exposition hide&seek de beata szparagowska
flagey – rez-de-chaussée

place sainte-croix – 1050 bruxelles (ixelles) – gratuit

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tahrir

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stefano savona – 2011 – france/italie – 90’ – vo arabe st. fr
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image stefano savona son jean mallet, stefano savona montage penelope bortoluzzi production picofilms, dugong productions, rai 3 distribution picofilms

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du nom de la grande place du caire qui a été, de la fin janvier à la mi-février 2011, le point focal de l’insurrection populaire contre le président moubarak, le film nous permet d’aborder ce moment de basculement de l’histoire autrement que via les images télévisées d’alors. s’il y a, vers son milieu, une séquence nocturne saisissante, où la caméra croise les jeunes en sang qui reviennent des barricades où ils ont été défendre la place contre les snipers et les prisonniers de droit commun libérés par le pouvoir pour venir les déloger, la dominante des émotions, au fond des yeux, sur les visages, est au calme et à la détermination. tous n’ont pas les mêmes rêves pour l’avenir mais vivent bien la hantise d’un même cauchemar, qu’ils sont en train de reléguer dans le passé. [phd]
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film d’ouverture – flagey – studio 4 – vendredi 11.11 à 20h/21h

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à gauche: marie luise fleisser – à droite: hanna schygulla (en 1971 dans “pionniers à ingolstadt” de fassbinder d’après… “la fleisser”)

suite logique des préliminaires radiophoniques du 22 août dernier [lire ci-dessous, ici], vendredi dernier, nous nous retrouvons tout excités au milieu de la petite centaine de spectatrices (le rapport femmes:hommes dans le public dont avoisiner les 4:1) de la lecture d’hanna schygulla à flagey dans le cadre de la première édition bruxelloise du festival littéraire “le marathon des mots”. au programme: la version française de “marie luise”, un texte d’une certaine kerstin specht interprété par l’actrice-chanteuse germano-parisienne en duo avec le pianiste stéphan oliva.

il n’y a pas que dans la salle que la soirée est très féminine… surtout, sur scène, par les mots lus, dits et chantés par hanna schygulla prend corps l’image triple de trois femmes dont on devine et sent des parties de destins se superposer ou se compléter. en amont des mots dits par la lectrice présente sur scène, il y a les mots écrits par deux femmes physiquement absentes. à la source, il y a marie luise fleisser (1901-1974), femme écrivain d’une époque où ce statut allait encore moins de soi qu’aujourd’hui, provinciale de surcroît (née à ingolstadt, ville bavaroise de cent mille âmes dans l’ombre de munich ; morte à ingolstadt) pour corser encore un peu le parcours d’obstacles de sa reconnaissance. remarquée par bertolt brecht, amante puis amie, aidée puis utilisée par le “sur-homme” de la littérature de combat. redécouverte trente ans plus tard par rainer werner fassbinder qui lui dédie “le bouc” [katzelmacher] son deuxième long métrage en 1969 et adapte son texte “pionniers à ingolstadt” [pionniere in ingolstadt], deux ans plus tard en 1971. avant qu’encore deux ou trois décennies plus tard, comme une “dritte generation“, post mortem pour marie luise, d’autres femmes de lettres germaniques se réclament encore d’elle comme elfriede jelinek (“[marie luise fleisser est] le plus grand auteur dramatique féminin du vingtième siècle“) ou kerstin specht  dont la biographie écrite à la première du singulier sème souvent le trouble sur notre propension à identifier ses mots comme ceux de son idole et grand-mère spirituelle.

dans le spectacle, on sent d’un bout à l’autre l’implication forte d’hanna schygulla: à quel point le texte et ce parcours de femme lui tiennent à cœur, la font vibrer. régulièrement, elle passe du français à quelques bribes d’allemand, du parlé à quelques strophes chantées tandis que stéphan oliva l’accompagne avec une discrétion quasi-pointilliste digne d’une calligraphie extrême-orientale.

cet “unisson” entre “la schygulla” et “la fleisser” vient sans doute de leur rencontre sous les auspices du bertolt brecht des années septante, rainer werner fassbinder, dans des circonstances dont trois décennies plus tard elle se souvient encore:

un après-midi, il y a plus de trente ans,
fassbinder, à munich, travaille aux répétitions des “pionniers d’ingolstadt
et moi, bras dessus, bras dessous avec
irm hermann, je vais et je viens sans cesse dans une promenade toute fictive… et ce faisant nous lançons des phrases laconiques et fortement balancées.
et voilà que, de façon totalement inattendue, la porte s’ouvre, et qu’entrent deux autres femmes, se tenant aussi par le bras.

elles sont plus âgées, elles pourraient être nos mères, et elles s’assoient discrètement, comme ça, sur le bord de la scène… et nous regardent; et quelqu’un chuchote: c’est fleisser! avec son amie, therese giehse!
et nous continuons tout simplement à interpréter son texte, qui déjà ne lui appartenait plus tout à fait.
et ce que la soudaine visite de la vieille dame signifiait, et ce qu’elle pensait…je n’en sais rien!
ainsi c’était bien elle, en chair et en os… la fameuse marie-luise, “votre fleisserin”, comme elle terminait souvent ses lettres; “votre”, et aussi “la nôtre”.
la femme à qui fassbinder a dédié sa deuxième pièce “katzelmacher”, et ce à juste titre.
car lui aussi a reçu la langue de fleisser dans le lait de sa mère, tout comme les jeunes auteurs bavarois de notre temps.

(…)

fallait-il qu’elle vive ainsi pour écrire, ou fallait-il qu’elle écrive pour vivre ainsi? ou bien les deux!

pour le centième anniversaire de la naissance de fleisser, le 23 novembre 2001, elle ressuscitera sur bien des scènes.

ainsi dans les théâtres de munich, avec “marie-luise – au dos des factures”,
un texte qui n’est pas d’elle… mais qui parle d’elle, un monologue dramatique de sa petite-fille spirituelle kerstin specht, celle qui a acquis la célébrité avec “le pré aux ricains”.
et de la première à la dernière ligne, on perçoit le battement de coeur de cette vie
entre

étroitesse et grandeur
servitude et liberté

donner, se rendre, abandonner
et pour finir se relever.

entre les fourneaux, l’écritoire et l’écriture
entre l’exil intérieur et l’indéracinable patrie affective.

nous ne sommes sur terre que des hôtes de passage
et nous errons sans repos
en butte à bien des maux
en quête du havre éternel

(hanna schygulla – texte complet ici)

et j’allais presque oublier: “femmes femmes” est le titre d’un film de paul vecchiali. un film de 1974 qu’adorait pier paolo pasolini

 

lien 1 [même époque – 1968 – schygulla et fassbinder acteurs chez straub et huillet]
lien 2 [stéphan oliva en duo avec… linda sharrock!]
lien 3 [deux minutes d’interview avec fassbinder]
lien 4 [dans ‘salo’, pasolini reprend avec les actrices de vecchiali une scène de ‘femmes femmes’]

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