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Posts Tagged ‘jean-louis comolli’

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demain, vendredi 11 novembre, débutera la 14e édition du festival de cinéma documentaire filmer à tout prix auquel j’ai consacré une grande partie de mon temps les dix derniers mois (et qui a été une des causes de la rotation “au petit trot” de ce blog sur ladite période). on essayera d’évoquer quelques coups de cœur ici, de jour en jour.

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(quelques bouts de) communiqué de presse :

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un festival renouvelé dans les starting blocks
vous avez pu apercevoir en ville ses affiches, ses cartes postales ou ses dépliants ornés d’un jeune skateur québécois des années 1960 et du nouveau logo du festival : la 14e édition du festival de cinéma documentaire filmer à tout prix débute tout prochainement, ce vendredi 11 novembre.

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s’il ne se clôturera que le 20 décembre à l’espace magh, c’est bien ce weekend (samedi 12 et dimanche 13 novembre), au sein de son nouveau centre névralgique de flagey, que sera proposée, de 10h du matin à minuit, dans trois salles du splendide bâtiment, une part importante de sa programmation, à la fois riche et courageuse, exigeante mais accessible à tous.

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vendredi 11 novembre, un film d’ouverture en prise directe avec l’actualité récente
le festival sera lancé avec la première belge du film 
tahrir, réalisé par stefano savona et produit par penelope bortoluzzi: un portrait sincère et captivant des acteurs anonymes du basculement historique que l’égypte a vécu lors des insurrections populaires contre le régime du président hosni moubarak. un autre regard que celui des actualités télévisées du début de cette année sur ce deuxième volet du « printemps arabe ».

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de nombreux invités belges et étrangers
en plus des cinéastes belges venant présenter leurs films (cf. plus loin), le festival accueillera dès ce weekend de prestigieux invités étrangers tels que kazuo hara (grand pourfendeur du « ronron » et des hypocrisies de la société japonaise 
mainstream des années 1970 et 1980 ; invité d’honneur du festival), jean-louis comolli (ancien rédacteur en chef des cahiers du cinéma, homme de jazz et de cinéma), françois niney (philosophe et critique, auteur récent d’importants livres de réflexion sur le documentaire), les jeunes cinéastes et activistes de l’association et de la revue dérives, etc. 

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plus de trente films belges de ses trois dernières années 

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mercredi 16 novembre, palmarès et soirée de clôture du volet flagey du festival
ce soir-là, seront remis les différents prix des deux compétitions (compétition belge et compétition premières œuvres belges).

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et pour clôturer cette partie du festival à flagey, le public pourra, via le film
free radicals de pip chodorov qui « est tombé dedans quand il était petit », regarder avec des yeux d’enfant (sans – trop – d’aprioris, prêt à l’émerveillement et à l’amusement) un genre cinématographique souvent réputé aride ou difficile d’accès : le cinéma expérimental.

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et, dès le 17 novembre, le festival se redéploie ailleurs
après les six jours passés à ixelles, le festival se déplacera vers le centre-ville pour une programmation polonaise à bozar cinéma, une auscultation en cinéma du corps de l’adolescent à la cinematek et, en première belge, la splendide fresque documentaire
mafrouza d’emmanuelle demoris à l’espace magh.

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vide et plein, dépouillement et saturation, ordre et désordre, inanimé et chairs en mouvement dans « the bellboy » [le dingue du palace] (jerry lewis, 1960).

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ce vendredi soir, mon collègue et ami michel verbeek (ex-visiteur régulier du musée du cinéma et désormais dévédéphile forcené), après avoir écumé les écoles de wallonie et de bruxelles atterrira à la médiathèque du passage44 (pardon, de bruxelles-centre) pour présenter une version légèrement remaniée et adaptée à un public de plus grands enfants (parfois nommés ‘adultes’) de son animation sur le cinéma burlesque. amis de buster keaton, de charlie chaplin, de stan laurel & oliver hardy, de boris barnet, de jacques tati, de pierre étaix, de jerry lewis, d’elia suleiman, de dominique abel et fiona gordon et de petr kràl (l’auteur de « le burlesque ou la morale de la tarte à la crème » auquel le titre de ce billet fait allusion), on vous attend de pied… glissant… (ou pris dans le tapis)

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dans le cadre des rdv de la médiathèque de bruxelles-centre
« gros plan sur le cinéma burlesque » par michel verbeek
vendredi 27 novembre – 19h30 – gratuit

passage 44 – 02 218 44 27

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et, en bref (pour le moment) :

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– toujours ce vendredi 27.11, mais dès 16h mon ami philippe vanderheyden (scénariste) dédicace chez tropismes-bd (galerie de la reine), en compagnie de son camarade et dessinateur alexandre de moté, leur tout nouveau livre « du sang sous le sapin » (édité à l’employé du moi). [clic bis]

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– un peu plus tard, mais à nouveau dans le cadre des rdv de la médiathèque de bruxelles-centre (au passage 44), la suite logique de l’animation burlesque de michel verbeek : une rencontre avec abel et gordon le vendredi 11.12, toujours à 19h30.

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– et plus loin dans le temps, déjà quasi au douzième de cette année 2010 qui n’a pas encore commencé, et encoooore dans le cadre des rdv de la médiathèque de bruxelles-centre (au passage 44), une présentation pas burlesque pour un sou (quoi que…) du label free jazz / freak folk esp disk par votre serviteur, le vendredi 29.01.10 – même heure.

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jean-louis comolli (e.a. co-auteur du livre « free jazz, black power » et d’une saga documentaire sur la politique à marseille) sera au musée du kinéma ce samedi 28.11, invité par le p’tit ciné pour y présenter le film « face aux fantômes » qu’il a réalisé en compagnie de l’historienne sylvie lindeperg autour de « nuit et brouillard » d’alain resnais.

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– les virevoltantes « herbes folles » de ce même alain resnais (grand amateur de bd, by the way… ) s’envolent toujours à partir du petit aérodrome de la galerie de la reine (non, pas tropismes bd… 100m plus loin).

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– et – enfin… on s’arrêtera là pour aujourd’hui – la salutaire programmation « trou de mémoire [regards sur une case noire de notre société : la prison] » continue elle aussi… cette fois, à 200m de tropismes bd… mais à l’autre bout de la galerie : au cinéma nova.

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la mauvaise nouvelle de la nuit passée:

 

le cinéaste égyptien youssef chahine est mort hier au caire à lâge de quatre-vingt deux ans. je me souviens de la vision enthousiaste de “gare centrale” (1958), “la terre” (1969), “alexandrie pourquoi” (1978), “le sixième jour” (1986, avec une dalida bouleversante) ou “alexandrie encore et toujours” (1990) lors du mois du cinéma égyptien au musée du cinéma de bruxelles, vers 1996.


en guise d’hommage, la retranscription d’un court extrait de chahine & co., documentaire que jean-louis comolli lui avait consacré dans la série “cinéma [/ cinéastes] de notre temps“:

 

– comolli : une fois que tu as écrit ton scénario…

– chahine : je le réécris! au moins six ou sept fois. et ça prend au minimum un an et demi…

– comolli : et une fois que tu l’as écrit et réécrit, tu vas découper?

– chahine : oui, je découpe avec ce que je décrirais comme une très très précision parce que je ne crois pas avoir le droit, sur un plateau ou encore moins en extérieur, avec un staff de quatre-vingt personnes de leur dire : “attendez, je cherche l’inspiration… je cherche l’endroit de la caméra”… il y a beaucoup de gens qui m’ont dit : “ça serait plus spontané si… ”

– comolli : mais oui, tu risques de perdre…

– chahine : c’est pas ça! suppose qu’au lieu d’être inspiré, j’aie une diarrhée!

je ne peux pas ne pas tourner une demi-journée. c’est impossible: on na jamais le budget pour ça…

(…) [montrant un diagramme de découpage] quand le plan est assez complexe, les lettres indiquent les mouvements de l’acteur : il s’arrête là, là et là… ces petits triangles représentent les mouvements de la caméra… pour ne pas donner d’excuses à mon assistant [s’il ne respecte pas ces mouvements], qu’il ne puisse pas dire qu’il ne savait pas. (…) j’intègre aussi les mouvements de chariot et les lampes…

– comolli : ah oui? tu intègres tous les éléments de la technique?

– chahine : je ne laisse rien au hasard. je photocopie ce découpage pour les assistants. si tu ne donnes rien à un assistant, ça devient un domestique… un domestique chic qui te demande “est-ce que tu as soif? est-ce que tu as faim?” et qui t’allume ta cigarette… ça, ce n’est pas bien ; c’est une chose que font les américains mais que je n’aime pas!

– comolli : les assistants sont alors capables de mettre en scène à ta place?

– chahine : oui. si je tombe raide mort, mon assistant continue! je préfère ne pas tomber raide mort, je ne le ferais pas par générosité… je préfère que lui tombe raide mort à ma place, mais… [rires]

 

 

lien 1 [chahine acteur pour chahine réalisateur: ‘gare centrale’]
lien 2 [scène dansée dans ‘alexandrie – new-york’]
lien 3 [youssef chahine dans les archives en ligne de l’ i.n.a.]

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