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r_i_p__pina_bausch

en haut : pina bausch danse pina bausch, puis photos de « nelken » [œillets] et de « masurca fogo »

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mon ami-tatum est injuste : samedi dernier, je lui apprends la bonne nouvelle de la victoire en justice de pierre étaix pour retrouver les droits sur ses films ; aujourd’hui, il m’apprend la mort de philippine bausch – mieux connue sous son nom de scène de pina bausch (27 juillet 1940 – 30 juin 2009)

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autant – comme beaucoup de cinéphiles – le théâtre me laisse généralement froid, autant la danse a souvent réussi à me bouleverser. surtout quand celle-ci est la plus « pure » possible, la moins contaminée par la vidéo, les gadgets numériques, le multimédia… ou par le théâtre. sur scène, je préfère voir les corps danser qu’entendre – par voix interposées – un écrivain penser. bizarrement pourtant – vu ces aveux – ce que je connais des spectacles de danse de pina bausch me touche beaucoup alors que, justement, ils flirtent quasi toujours avec le théâtre (c’est plus qu’un hasard ou qu’un respect scrupuleux du vocabulaire allemand qui fait que la compagnie que pina bausch dirigeait depuis 1973 se nomme « tanztheater wuppertal »). mais la manière dont ces éléments théâtraux (comme un bon nombre des éléments dansés, d’ailleurs) apparaissaient, dans la genèse des spectacles, par des exercices d’improvisations, des mises en situations et des séances de questions / réponses avec les danseurs, lors des répétitions, explique sans doute en partie en quoi chez bausch théâtre et danse sont plus organiquement et moins artificiellement mêlés que chez les autres chorégraphes.

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je vous tiens tout ce petit discours un peu bancal en n’ayant malheureusement jamais vu le moindre spectacle de pina bausch sur scène. tout ce que j’en connais vient de films (« un jour pina m’a demandé » de chantal akerman et « die klage der kaiserin » [la complainte de l’impératrice] de bausch elle-même) et de vidéos souvent vues dans les catacombes de beaubourg lors de la manifestation « vidéodanse ».

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c’est sans doute lié à la ville de wuppertal – et à leur génération – mais quand je pense à pina bausch, je pense quasi tout de suite au regretté contrebassiste peter kowald (1944-2002). à ma connaissance, ils n’ont travaillé ensemble que sur le film [la complainte de l’impératrice] en 1989.

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lien 1 [‘un jour, pina m’a demandé’ de ch. akerman – version… italienne]
lien 2 [‘die klage der kaiserin’]
lien 3 [‘the man i love’ en langue des signes dans « nelken »]
lien 4 [dominique mercy dans ‘café muller’ + interview de pina]
lien 5 [début du film ‘a coffee with pina’ de lee yanor]

kontakthof’ est sorti en juin 2007 chez l’arche éditeur en livre quadrilingue + dvd
on ne l’a pas à la médiathèque – je ne suis pas fier.

PTF09_wp

su-per-be affiche à quatre yeux et quatre mains par mme sara atka et mr abel auer

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pile dans deux semaines :

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6e p’tit faystival :
two pin dindiane cluckpalmstheo angellcasse brique
ken’s last ever radio extravaganza
(usa – bel – can – sco – all)
samedi 11 juillet – dès 15h – chapiteau
à côté de la fontaine – 5555 petit-fays (bièvre) – 8 eur (camping gratuit)     

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le site http://ptitfaystival.livejournal.com est à jour (+ de détails sur les groupes et musiciens, itinéraires, co-voiturage, etc… ) > allez y faire un tour ! (avant de venir in vivo faire un tour en ardenne dans quatorze jours)

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> two pin din sur globeglauber
> diane cluck sur globeglauber
> le p’tit faystival 2008 sur globeglauber
> le p’tit faystival 2008 sur comment c’est

a_a_khan_devi

(ustad) ali akbar khan, son sarod sur une pochette de lp d’époque et l’affiche de « devi » de s. ray

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il y a une semaine, le 18 juin dernier, ‘ustad’ [= titre honorifique] ali akbar khan, maître indien du sarod est mort à l’âge de quatre-vingt sept ans à san francisco. là-même où, dans les années septante, cet ami d’enfance de ravi shankar avait fait construire une fondation pour e.a. y donner des leçons de musique.

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en 1960, satyajit ray lui avait commandé la musique pour ce qui demeure aujourd’hui un de mes films préférés du cinéaste : « devi » [la déesse]. et, tout récemment, wes anderson inclut une  - ou plusieurs – de ses compositions – aux côtés e.a. de morceaux de satyajit ray lui-même, de ravi shankar… ou des kinks… – dans la bande-son « the darjeeling limited ».

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j’ignorais par contre totalement qu’avant-même « devi », ali akbar khan avait signé la musique pour un court métrage documentaire d’un james ivory encore débutant (« the sword and the flute » en 1959) et – surtout ! – pour « ajantrik » [l’homme-auto] en 1958, un des films de mon cinéaste bengali préféré ritwik ghatak ! [avant de s’occuper lui-même de la musique pour « raison, discussion et un conte » (1974), ghatak fit appel, pour « subarnarekha » (1962) et « la rivière titash » (1973) à bahadur khan (1931-1989), également joueur de sarod et cousin d’ali akbar khan].

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lien 1 [interview télévisée en quatre parties – sous-titrée en anglais]
lien 2 [en 1963, improvisation entre le guitariste julian bream et ali akbar khan]
lien 3 [le début – très musical – de « devi »]

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différentes installations sonores – et poétiques – de tetsuya umeda
(photos e.a. __arika__ et  eSeL.at – licences creative commons)

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avant tout saisir l’occasion de poster ces quelques très belles photos glanées de-ci / de- sur la toile… il faut parfois se faire plaisir…     

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dans quelques heures, tetsuya umeda arrivera à la compilothèque (dans l’antre de son alter-égo franco-belge david néaud) malheureusement – à priori ; sauf bonne surprise de dernière minute – non pas pour une installation sonore en solitaire mais – et cela peut être aussi très bien ! – pour s’insérer dans le quintet pop nippo-américain oneone. en solitaire, tetsuya umeda (né en 1980) propose généralement des performances sonores légères, délicates, poétiques – construites à partir de ballons, de ventilateurs, de grains de riz, de bambous, de boites de conserves et de micros – où il importe que le lien entre la petite machinerie mise en place et le son produit reste simple.

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oneone feat. tetsuya umeda (jap-usa) ~ can can (jap-usa) ~ le ton mité (bel)
dimanche 21 juin – 20h – la compilothèque
50 quai des péniches – 1000 bruxelles – gratuit (fête de la musique)

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lien 1 [site de tetsuya umeda]
lien 2 [‘viewkoma’ : installation avec kanta horio]
lien 3 [les mêmes pour ‘review’, une autre installation…]
lien 4 [installation dans une… médiathèque à sendaï]
lien 5 [solo de ventilateur au festival instal à glasgow en 2006]
lien 6 [trio avec umeda au ventilateur, otomo yoshihide à la guitare et un batteur]

compilo_oneone_mite_210609

en haut à gauche, l’affiche – hélas non imprimée à ce jour – de gwénola carrère
autour et en noir et blanc, en partant du haut : mccloud (le ton mité), les tenniscoats, greg le batteur de deerhoof et – en bas à gauche, donc – satomi la chanteuse-guitariste de deerhoof

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pour faire suite au concert donné ce samedi 20 juin par l’ex-electrelane ros murray – anagramme – ray rumours, le {schip} et la compilothèque accueilleront le lendemain d’autres projets parallèles de groupes pop fameux (même si cette fois les « maisons-mères » sont encore en activité) : deerhoof et les tenniscoats.   oneone est en effet un quintette formé par satomi matsuzaki et greg saunier de deerhoof, saya et ueno takashi des tenniscoats (leur « totemo aimasho » figure depuis plus d’un an dans la sélection « sur la platine » de mon collègue et ami noreille)  et, enfin,  tetsuya umeda (les sculptures et installations sonores de ce dernier auront droit ici à un billet à elles toutes seules)     

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en continuant à appliquer cette sorte de principe de décantation selon lequel à partir de deux groupes on peut en former un troisième plus compact, en ne gardant de oneone que greg saunier (batterie) et ueno takashi (guitare) on obtient le duo can can qui jouera lui aussi. sans oublier le set solo de l’orango-maniaque (clic) franco-fritophile mc cloud zicmuse/le ton mité[sans ce dernier, cette belle ribambelle de musiciens ne serait sans doute pas passée par bruxelles : qu’il en soit ici chaleureusement remercié !!]

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oneone (jap-usa) ~ can can (jap-usa) ~ le ton mité (bel)
dimanche 21 juin – 20h – la compilothèque
50 quai des péniches – 1000 bruxelles – gratuit (fête de la musique)

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dimanche après-midi – à 15h – aux ateliers claus, rue crickx à saint-gilles :
tujiko noriko (fra) et felicia atkinson (bel) (avec sylvain chauveau)

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lien 1 [très très chouette impro de can can à nagoya en 2008]
lien 2 [caméra fixe sur la batterie de greg saunier pendant un concert de can can]
lien 3 [oneone lors du même concert de nagoya]
lien 4 [encore oneone]
lien 5 [chaine y**t*** du ton mité]
lien 6 [pochette de disque – à venir - de gwénola pour le ton mité – porte-folio, 5e ligne]
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oneone, can can et le ton mité jouent aussi ce vendredi soir à l’épicentre à cherbourg et demain samedi à l’emporium gallorum de rouen

mia_vera_ros

les (ex-) filles d’electrelane – de haut en bas : mia clarke, verity susman et ros murray

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pendant leur – pourtant assez longue : 1998-2007 – période d’activité, je suis un peu passé à côté du quatuor  de filles de brighton electrelane. sans doute un rien de méfiance et beaucoup de hasard (wrong place, wrong time). j’ai beaucoup écouté leur troisième album « axes » produit par steve albini et sorti sur too pure en 2005 mais je ne les ai jamais vues en concert. certains de mes amis parlent de leur concert à la rotonde du b. (la salle sur-subsidiée de saint-josse) comme d’un  des concerts de leur vie ! le 1er décembre 2007, electrelane donne son dernier concert au pavilion theatre de leur hometown. dans le magazine « plan b » de janvier 2008 (un an et demi plus tard, en juin 2009, le magazine vient de mettre la clef sous le paillasson – zut !), everett true finissait son compte rendu par ces mots :  « ‘no shouts, no call’ is the title of their final album. no shouts no calls. electrelane have gone. and the newest (and shyest) member, bassist ros murray, took center stage for the final show » .   

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alors que, justement, ce samedi soir avec maxime de matamore et les camarades de la compilothèque nous faisons jouer ray rumours [anagramme de ros murray, dernière bassiste en date pour le troisième tiers de l’histoire du groupe  de mi 2004 à fin 2007 ; une période correspondant cependant aux trois quarts de sa discographie en termes d'albums] il apparaît que – au moins – deux de ses amies d’alors ont-elles aussi des projets musicaux post-electrelane :

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- sous le nom de vera november, verity susman l’ex-chanteuse et claviériste du groupe a entre autre repris la très belle chanson our last night together d’arthur russell au piano. sa version se retrouve e.a. sur le quatre titres « four songs by arthur russell » (rough trade, 2007) et en supplément du dvd du portrait documentaire « wild combination » (matt wolf, 2008 – par ailleurs repris dans la sélec de juin 2009)…
> vidéo de la chanson d’arthur russell par verity/vera

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- en duo avec andy moor (dog faced hermans, kletka red, the ex, multiples projets duo… ), mia clarke a sorti – malheureusement uniquement sous forme digitale sur file 13 et sans existence physique ou matérielle – «  guitargument », deux improvisations pour guitares électriques…
> l’espace de mia et andy

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ray rumours (gb) ~ a people you may know (b)
samedi 20 juin – 20h – la compilothèque
50 quai des péniches – 1000 bruxelles – gratuit (fête de la musique)

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lien 1 [court – extrait live de ray rumours]
lien 2 [autre extrait live – ukulélé]
lien 3 [petit bout de répétition d’electrelane] 

pochette_tilahun
hommage à tlahoun gèssèssé (1940-2009) et hugh hopper (1945-2009)
et annonces des concerts de mudboy (café ‘t kan gi kwoet – 15.06.09), de diane cluck (l’arrière-maison – saint-gilles – 16.06.09), de ray rumours (ex-electrelane – compilothèque 20.06.09) et de tetsuya umeda, le ton mité et oneone (membres de deerhoof et des tenniscoats – compilothèque 21.06.09)

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1- penahi dance music – compilation lp “raks raks raks: 17 golden garage psych nuggets from the iranian sixties scene” (raks discos, 2009)

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2- mudboyfirst iris – live session for w.f.m.u.” (2008)

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3- tlahoun gèssèssé yèné mastawècha – compilation “éhiopiques 17: tlhaoun gèssèssé” (enr. 1950-75 – cd: buda musique, 2004)
4- tlahoun gèssèssé sema – compilation “éhiopiques 3: l’âge d’or de la musique éthiopienne moderne [1969-75]” (cd: buda musique, 1998)
5- tlahoun gèssèssé aykèdashem lebé – compilation “éhiopiques 17: tlhaoun gèssèssé” (enr. 1950-75 – cd: buda musique, 2004)

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6- david garland [feat. diane cluck] – diorama – “noise in you” (family vineyard, 2007)
7- xiu xiu [feat. greg saunier] – master of the bump – “women as lovers” (kill rock stars, 2008)
8- diane cluckgod made it rain – “macy’s day bird” (2001 – réédit. important, 2006)
9- david garland [feat. greg saunier] – drop by drop – “noise in you” (family vineyard, 2007)

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10- ornette coleman [feat. charlie haden] – lonely woman – “the shape of jazz to come” (atlantic, 1959 – cd: atlantic, 1990-2005)
11- the soft machine [feat. hugh hopper] thank you pierrot lunaire – “the soft machine, vol. 2” (mca, 1969 – cd: water, 2007)
12- the soft machine [feat. hugh hopper] virtually – “the peel sessions [1969-71]” (strange fruit, 1990)
13- hugh hopperminiplenty – “1984” (cbs, 1973 – cd: cuneiform, 1998)

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14- tetsuya umedashapes – “ocket” (enr. 2003-04 – cd: improvised usic from japan, 2006)
15- oneone urumaku shotengai – “aoooo” (p-vine, 2009)
16- tenniscoats in my blood river – “the ending theme” (noble, 2002)
17- electrelane after the call – “no shouts no call” (too pure, 2007)
18- ray rumourspuddles and rain – “le pont suspendu” (stitch, 2009)
19- le ton mité cailou – “no shouts no call” (too pure, 2007)
20- tetsuya umedarotation – “ocket” (enr. 2003-04 – cd: improvised usic from japan, 2006)

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MU
“deux heures de contrastes en musiques mutines et mutantes”
est l’émission radio que j’anime presque tous les dimanches de 20.30 à 22.30
sur radio campus bruxelles (92.1 mhz à bruxelles ou en streaming)
avec david menessier (arlequin, dj rupert pupkin) et david zabala jarrin

pumice_pochette_instrus

un de mes disques préférés de 2007 dans ma pochette préférée de 2007: “pebbles” de pumice – en bas, son petit attirail sonore photographié par tweekpeethoz ©

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préliminaires étymologiques: “outnumbered by sheep” > voir ci-dessous en intro du premier billet de ce petit feuilleton…

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le concert de michael morley au bozar est derrière nous – mais on s’en souviendra longtemps. les absents – qui cette fois-ci donnaient raison au dicton qui veut qu’ils aient toujours tort – se rattraperont avec le concert du 27 juin à la zaal belgië de hasselt. mais comme la mise en évidence d’environ deux cent disques néo-zélandais continue à la médiathèque du passage44, mon petit feuilleton se poursuit lui-aussi…

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je ne sais pas en ce qui vous concerne, mais personnellement, je me souviens très souvent de comment – par qui / via quel “passeur” – j’ai découvert les films ou les disques qui comptent désormais fort pour moi. en ce qui concerne pumice (le mot désigne en anglais la ‘pierre ponce’ et sert, depuis le début des années nonante, de pseudonyme au projet solo de stefan [geoffrey] neville), je me souviens très clairement que c’est via un e-mail de mon ami emmanuel de paris – qui avait lui-même découvert sa musique en concert à la miroiterie début 2008 – que je m’étais mis à m’y intéresser:

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hier soir, à la même affiche que los llamarada (pas mal du tout mais pas aussi bien que je l’espérais), il y avait un néo-zélandais programmé à la dernière minute, pumice. c’était très bien, du rock lo-fi sur une guitare bricolée avec plein de distorsion (il utilise des
cassettes) – plus proche de peter jefferies que de chris knox.
tu connais sans doute, et tu l’as peut-être vu ces jours ci (il est en tournée européenne en ce moment)

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emmanuel a raison de parler de ‘lo-fi‘: ces quatre lettres qui en tant que diminutif de ‘low fidelity’ (en opposition à hi-fi / high fidelity) désignent, en tout cas depuis le premier tiers des années nonante, 1°/ un style musical (conception limitative et dérivant souvent vite vers le péjoratif) ou 2°/ une attitude vis-à-vis non seulement du son mais de l’acte musical en général (approche évidemment plus ouverte et plus intéressante). comme avec tout mouvement de libération (ne fût-il ici que sonore ou musical), le balancier de l’histoire est revenu comme un méchant coup de matraque de la part de quelques tristes critiques musicaux toujours plus prompts à classer les formes d’expressions dans des boites qu’à s’intéresser à ce qui en dépasse, déborde ou s’en évade, à ce qui est en porte-à-faux… un vision étriquée qui préfère cacher ce que l’attitude lo-fi (privilégier l’urgence et la vibration à une supposée perfection technique aussi vaine que stérile) a pu générer de petites perles étonnantes et singulières et de liberté de création loin des diktats de modes de production plus lourds et coûteux de la musique.

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liberté… rien que sur “pebbles” p.ex., stefan neville/pumice alterne des instrumentaux saturés et enlevés, d’autres morceaux ‘rock’ chantés, des comptines lentes et susurrées ou de longues plages bourdonnantes à l’harmonium (les huit minutes trente secondes de spike/spear)… un mariage des opposés et des contraires que, lors de la même tournée européenne de février 2008, la cave12 de genève décrivait par ce petit slogan rigolo: “one man band broken pop: (…) la lutte entre couler et nager, avaler de l’eau et aller aux toilettes…

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chouette ‘hasard’ [quand deux 'one man band' se rencontrent…]: en cherchant sur y**t*** des vidéos de pumice je suis tombé sur un extrait de session pour la radio wfmu en duo avec… mudboy, le ‘doctor of experimental organomics‘ de providence, rhode island. or, mudboy joue justement demain lundi à schaerbeek pour fêter la sortie de “music for any speed”, son nouveau sept pouces vinyl sur le label bruxellois lexi disques:

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mudboy (usa) ~ hyena (usa) ~ head of wantastiquet (usa-bel)
+ dj stoemp guerilla (bel)
lundi 15 juin – 20h30 – café ‘t kan gi kwoet
(ex-café ‘de student’)
76 rue des palais – 1030 schaerbeek – [sûrement pas cher]

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> session radio de mudboy sur wfmu (encore!) en juin 2008

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par ailleurs, tant pumice (clic) que mudboy (clic) sont aussi dessinateurs: on aurait pu passer eur musique lors des 24h bd / 24h radio d’il y a quelques semaines sur radio campus…

one_man_cats

en haut, le chat mangeur de mini cakes de man from uranus – en bas, le chat gardien de collection de disques de honkeyfinger

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comme un des points forts du documentaire musical one man in the band” d’adam clitheroe est d’ aussi enregistrer la parole posée des musiciens qu’il suit en les filmant dans les cuisines et salons de leurs appartements et maisonnettes à a campagne, on ne s’étonnera pas trop de voir pointer, à deux moments du film, les malicieux (et délicieux) minois de deux félins complices… leur premier public et premiers confidents, en somme…

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c’est tout… miaow!

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one man in the band(gb, 2008 – s-t. fr. – 82′)
+ honkeyfinger (gb) ~ dans dans (b)
~ alimentation générale (b) ~ walk-pasa-bouge
samedi 13 juin – 20hateliers claus
15 rue crickx – 1060 saint-gilles – 8 eur

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> publié plus tôt ce jour, un billet un rien plus long sur le film – et la soirée de ce soir


> bande-annonce du documentaire
(sur la longueur, le film combine à la fois l’excitation et ‘énergie perceptibles dans cette bande-annonce et de beaux moments plus posés et réflexifs)

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ce billet est dédié à l’amie-(des chats)-krotchka et à la série sur hemingway et ses chats de l’ami-tatum

one_man_in_the_band_130609

captures d’écran du très bon documentaire musical “one man in the band” d’adam clitheroe – du bas vers le haut: une ‘couche’ de two tears, une de thomas truax et de sa machine rythmique, une de duracell et quatre de… honkeyfinger
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très logiquement – mi-juin, oblige – la sélec’ #5 sort ces jours-ci. plus précisément, elle sort même ce samedi soir, lors d’une “sélec en soirée” aux ateliers claus à saint-gilles…

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le principal fil rouge, tant du journal papier que de la soirée de ce soir, sera celui des ‘one man bands‘, ce qu’en français avec une connotation devenue légèrement surannée on désigne (ou désignait) d’hommes-orchestres. comme souvent pour la sélec, ces fils rouges naissent des hasards de l’acquisition de musiques (cd) et/ou de films (dvd) par la médiathèque: deux ou trois sorties plus ou moins fraîches qui racontent ensemble plus que leur petite histoire individuelle… et, hop! c’est parti! dans ce cas-ci, l’envie de soutenir les disques récents – ou récemment réédités – de bob log III, de joe ‘hill’ louis (actif dans les fifties, surnommé, en tout cas depuis lors, “king of the one man bands”) et… d’honkeyfinger. puis, partant de là, l’envie de questionner le concept par des musiciens d’aujourd’hui qui sont aux limites de cette pratique, un peux en porte-à-faux, une pied dedans / l’autre pas vraiment… la pop à loopstation © (machinerie électronique très utilisée de nos jours permettant aux musiciens de s’auto-échantillonner –quasi – en direct et de superposer les boucles obtenues) de lionel solveigh… ou les reprises à trois guitares (une sur les genoux, deux aux pieds) des standards de steve lacy par le néo-zélandais [on en reparlera] greg malcolm

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et puis, en faisant des recherches sur le sujet, nous sommes tombés sur le documentaire musical one man in the band” d’adam clitheroe dans lequel apparaît honkeyfinger. un site, quelques infos sur le net, une bande annonce en ligne, quelques éloges postés de-ci de-là… et nous contactions le cinéaste (un indépendant se définissant lui-même comme ‘one man filmmaker‘) pour projeter le film ce soir. l’ayant enfin vu en entier, je peux vous dire que je ne suis pas du tout déçu. “one man in the band” évite de nombreux écueils habituels des “documentaire musicaux”:

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tout d’abord, le ‘casting‘ d’adam est très bien senti – ou réfléchi. stylistiquement, on y trouve certes (via honkeyfinger, la pile rythmique duracell ou two tears) la dominante rock et énergique des one man bands ["the honkeyfinger experience, it's a pretty fuzzed-up, kind of overdriven, howling, given to the max, stomping, primitive, raw, energy music. i guess i'll be sort of feeling a sort of exorcising of just energy. and just – i suppose – a sort of getting things out. it's a way of sort of shouting and screaming. and… which i guess a lot of life doesn't enable you to do without upsetting people" raconte t'il dans le film]. mais il y a aussi les approches plus electro-bricolo de man from uranus et ninki v et même la lutherie dite ’sauvage’ – alors qu’elle est surtout subtile, fragile et poétique! – de thomas truax (il présente sa batterie mécanique ‘sister splinter‘ et sa trompe sonore ‘the hornicator‘ comme ses musiciens)…

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en termes de genres – non plus musicaux mais humains/sexuels – via le rock post-riot girl de two tears (kerry davis, ex-membre du quatuor féminin red aunts sur sympathy for the record industry et epitaph) et la fantasque ex-harpiste de musique médiévale passée au theremin pouêt-pouêt ninki v, clitheroe n’oublie pas les ‘one woman bands‘…

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puis, le documentariste – qu’on sent être vrai amoureux de musique – a l’intelligence de ne pas juste se cantonner à filmer la facette publique (les concerts) de l’activité musicale. il suit aussi ses personnages/sujets en tournée, en dehors des concerts, lors de leurs déplacements (en train, avec leurs caddies et valises à roulettes, en voiture, sur le ferry, en van… ) ou à domicile, dans leurs chambres ou cuisines, là où naît ou mûrit leur musique… et leur conception de la vie.  ils parlent de leur musique mais aussi de leur quotidien, quasi de leur économie (comment garder un peu d’argent pour – un peu – vivre de ce qu’ils font), jusqu’à évoquer aussi leurs doutes, leurs peurs, leurs angoisses…

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(très) beau film! well done, adam!

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one man in the band(gb, 2008 – s-t. fr. – 82′)
+ honkeyfinger (gb) ~ dans dans (b)
~ alimentation générale (b) ~ walk-pasa-bouge
samedi 13 juin – 20hateliers claus
15 rue crickx – 1060 saint-gilles – 8 eur

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avec david mennessier, mon complice de MU sur radio campus, je passerai aussi quelques disques avant ou entre les concerts… – wilf plum prendra le relais après les concerts pour la fin de soirée…
> le texte de pierre hemptinne sur honkeyfinger


> bande-annonce du documentaire
(sur la longueur, le film combine à la fois l’excitation et ‘énergie perceptibles dans cette bande-annonce et de beaux moments plus posés et réflexifs)

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