
tori kudo et reiko kudo : deux très très beaux flyers (anne brugni – bruxelles 2009 et ??? – pau 2007) et deux photos…
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ne pas refaire inutilement ce qui a déjà été fait, recycler ce qui peut l’être. le 6 janvier 2008, sur ces pages (un des tous premiers billets de ce blog) pour mon bilan des concerts marquants de 2007, j’écrivais (attention, auto-citation) :
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« au début du vingt-et-unième siècle, il existe encore des esprits étroits pour croire – ou faire croire – que l’adjectif “expérimental” ne s’applique en musique qu’à des formes radicales, extrémistes, rêches, survivant nécessairement à l’état sauvage dans un no man’s land à la lisière de l’inécoutable… pour ces oreilles tellement pointues qu’elles tendent à se fermer sur elles mêmes (comme des ongles incarnés), l’idée même d’une pop expérimentale est inconcevable, comme si la pop était définitivement condamnée à n’être que superficielle et prévisible. et pourtant, au moins deux étonnants concerts auraient pu, cette année [en 2007, donc] , insinuer en eux le doute quant au fait que des combinaisons d’une certaine immédiateté mélodique et d’une certaine audace structurelle ou chromatique sont bel et bien possibles :
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le concert de maher shalal hash baz début juin, dans la salle de bal du vooruit à gand à l’occasion des dix ans du label (k-raa-k)³ est sûrement l’expérience la plus étrange qu’il m’ait été donné de vivre en concert au cours de cette année. un peu fanfare, un peu orchestre de chambre, la demi douzaine de musiciens (cordes et cuivres: guitares, trompette, basson… ) s’installe sur scène devant ses pupitres sur lesquels chacun pose un impressionnant tas de partitions… tori kudo, leader historique du groupe depuis 1984, en chef d’orchestre choisit un morceau qu’il communique à ses musiciens. chacun farfouille dans ses feuilles, trouve la partition correspondante… tout le monde est prêt? un, deux, trois, quatre!! cahin-caha, la sorte de machine musicale brinquebalante de maher shalal hash baz se met en branle et, immédiatement… s’arrête! kudo désigne un autre morceau et… rebelotte!! le public est légèrement interloqué, incrédule, se demande un peu ce qui lui arrive. ce groupe qui a quand même composé quelques-unes des plus belles mélodies d’une certaine pop bricolée, bancale et fragile, des vingt dernières années, n’enchaîne que des moignons de chansons de quatre à – maximum! – vingt secondes. tori kudo ne chante pas et n’ouvre la bouche que pour établir au fur et à mesure la ‘playlist’ du soir et couper l’exécution des morceaux dès qu’ils pourraient devenir trop entraînants ou séduisants. au deuxième tiers du concert, quelques trente ou quarante échantillons plus loin, lorsque tori kudo laissera filer deux ou trois chansons au-delà de la minute, nous gratifiant même de quelques strophes chantées, celles-ci nous feront l’effet de sagas épiques interminables! honnêtement, pendant les deux premiers tiers du concert j’étais désemparé et un peu fâché de voir cet homme pour son premier concert en belgique nous “voler”, ou nous voiler, l’essentiel de son art… puis, je me suis laissé faire et y ai même trouvé mon compte. depuis six mois [vingt mois plus tard, cela reste vrai], je repense souvent, le sourire aux lèvres, à ce concert comme à une expérience forte et tout à fait singulière.»
[pour info, au cas où ça intéresserait quelqu’un, mon autre concert 'pop expérimental' de 2007 était celui des dirty projectors à recyclart]
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cet été est sorti sur le mythique label k records d’olympia le double album « c’est la dernière chanson » de maher shalal hash baz : cent septante-sept (oui, oui, cent-soixante-dix-sept , ; 177) chansons enregistrées dans la foulée du concert gantois, du 11 au 16 juin 2007, au studio chaudelande (« studio d’enregistrement à la campagne ») en normandie. chez caroline (très bon disquaire bruxellois), j’ai acheté le disque sans l’écouter : un peu en souvenir du concert, un peu par attachement lointain aux activistes normands, un peu pour annoncer le concert bruxellois de ce 14 novembre dans MU sur radio campus… mais je dois avouer, que vu sa nature, je craignais quand même un peu le disque légèrement pénible à écouter (surtout « sur la longueur », évidemment… ). eh bien, finalement, non ! que du contraire ! « c’est la dernière chanson » sera un de mes cinq disques de 2009 et pour moi, il fonctionne à la fois comme concept, comme borne-frontière (un peu « c’est le dernier… disque pop de l’histoire ») et comme recueil absolument bouleversant de mélodies imparables !
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ce samedi soir, tori et reiko kudo (avec des invités-surprises de maher shalal hash baz) seront en concert à la compilothèque, avec en première partie, leur ami mccloud du ton mité (qui jouait déjà avec eux en juin 2007 et qui a signé la pochette du double cd sur k records) :
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tori kudo + reiko kudo [maher shalal hash baz] (jap) + le ton mité (usa/bel)
samedi 14 novembre – 20h30 – la compilothèque
50 quai des péniches – 1000 bruxelles – 5 eur
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lien 1 [site ‘decablisty’ de tori kudo]
lien 2 [‘espace’ maher shalal hash baz]
lien 3 [site mccloud zicmuse]
lien 4 [maher shalal hash baz en répétition – publique – au japon / 5 ou 6 épisodes]
lien 5 [reiko et tori kudo = voix + piano]
lien 6 [rencontre vidéo – et arrangée – de reiko kudo et stan brakhage]
lien 7 [tori kudo en duo avec chie mukai]
lien 8 [un peu ( !!) plus noise avec e.a. keiji haino et otomo yoshihide]








j’ai vu une première fois le film vers l’âge de vingt-deux ou vingt-trois ans au cinéma « république » à paris (quelque temps avant que la cinémathèque française n’en fasse, pendant quelques années, un de ses lieux de projections). j’avais été le voir « en bande » avec mes amies et amis de l’école d’architecture de paris-belleville. c’était clairement la présence de 
